Dans la série j’aime pas un peu, beaucoup, pas du tout…, voici ‘Pierre de Ronsard’. Oui, oui, ce rosier planté partout et même désigné rose du monde ou je ne sais plus quoi d’autre. Désolé, moi j’aime pas !
Je n’aime rien chez ‘Pierre de Ronsard’
Sans doute ne m’aime-t-il pas autant que je ne l’aime pas. Aversion réciproque. J’en suis fort désolée pour tous les jardiniers qui l’adorent (et pour son obtentrice Louisette Meilland), mais je trouve sa réputation totalement surfaite.
D’ailleurs, qu’apprends-je en farfouillant ? Ce rosier qui a pour parents ‘Danse des Sylphes’ x ‘Haendel’ et ‘Kalinka’ n’était pas un candidat prioritaire à la multiplication et la commercialisation. Mais un pépiniériste allemand est passé par là… Il repère la plante et demande la possibilité de le mettre à l’essai dans sa pépinière. Le rosier reçoit son nom ‘Pierre de Ronsard’ en 1985 pour célébrer les 400 ans de la disparition du poète.
Je trouve que ces roses n’ont strictement plus aucune tenue dès la première goutte de pluie. Les fleurs font la gueule et s’abiment à vitesse grand V. Elles baissent la tête comme des pauvres malheureuses, se gorgent de pluie, finissent par se détacher sous leur propre poids. Car effectivement les roses joufflues sont aussi des patapoufs sans tenue.
Bon, allez j’avoue, tout ça c’est parce que ‘Pierre de Ronsard’ n’a jamais été heureux dans mon jardin. Jamais compris pourquoi !

Marre des roses patapouf !
Plus globalement, les roses grosses comme des choux m’ennuient. Je les trouve sans grand charme avec leurs fleurs joufflues perchées en haut de tiges pas très élégantes. C’est pas du snobisme ou de la méchanceté gratuite. Je suis beaucoup plus séduite par les floraisons époustouflantes des rosiers botaniques, leur finesse, leur élégance, leur capacité à tout donner pendant deux à trois semaines, leurs beaux fruits à l’automne. Les rosiers de Banks m’émeuvent, ‘American Pïllar’ et ‘Paul’s Himalayan Musk’ me font craquer, ‘Seagull’ et Ttreasure Trove’ me laissent sans voix. J’aime aussi les Décorosiers pour leurs petites fleurs qui se succèdent pendant des semaines. Regardez-les vous aussi, vous tournerez le dos aux roses patapouf.
Note : en prévision des commentaires qui ne manqueront pas de m’étriller (comme à chaque billet de ce type comme sur les perruches à collier, les bergénias, les tisons de Satan ou les étourneaux sansonnet), je tiens à préciser qu’il ne faut jamais perdre son humour et envisager que ces lignes peuvent être écrites avec la mauvaise foi la plus absolue. À bons entendeurs !












