Que faire au jardin aujourd’hui ?
Une grosse doudoune et zou, au potager ! Enfouissez les restes de paillage sur les parcelles libérées du potager. Continuez à blanchir les scaroles, les frisées…
Demain, jour fruits.
Le dicton
Pour Sainte-Cécile, chaque haricot en fait mille.
Bonne fête aux…
Cécile, Azilis, Cécilia, Céciliane, Cécilie, Céciline, Cécilien, Cecilio, Célia, Célie, Cyllia, Sharon, Sheila, Shere, Sahila, Shirley, Selah, Philémon
L’INFO
• Des vers de terre granivores ! •
Étonnant, non ? En réalité, la découverte date de 1918, lorsque des scientifiques ont compris pourquoi ils retrouvaient des graines enfouies profondément sous terre. Vous vous en doutiez, les vers de terre préfèrent les petites graines et certaines espèces. Une information longtemps passée sous silence à cause de la prédation par les rongeurs qui masquait souvent les impacts des vers de terre dans des conditions naturelles.
Encore plus surprenant, les vers de terre trieraient les graines avec une tendance à choisir les plus riches en lipides, autrement dit en matières grasses.
Ce régime alimentaire particulier a nécessité des adaptations morphologiques (élargissement des mandibules et évolution des adducteurs) pour broyer les graines et des adaptations physiologiques (du pro-ventricule sclérosé en particulier) pour digérer les fragments de graines. Des adaptations comportementales, comme le stockage des graines et la faculté de grimper sur les fleurs ont même été observées sur certains individus.
Les auteurs d’une étude canadienne suggèrent que cette “prédation de graines” va jusqu’à influencer la dispersion des « mauvaises herbes » dans les agrosystèmes tempérés !
D.Kalioris
La géodrilologie (du grec ancien γῆ / gê, « terre », δρῖλος / drīlos, « ver de terre », et λόγος / lógos, « étude, discours ») est la branche de la zoologie dont l’objet est l’étude des vers de terre.
Les vers de terre constituent la première biomasse animale terrestre avec un poids vingt fois supérieur à celui des Hommes. On en trouve environ 1 tonne par hectare mais jusqu’à quatre fois plus selon les conditions du milieu, soit de 100 à 400 individus par mètre carré. Leur nombre peut chuter de manière importante lorsque le sol est cultivé avec des intrants traditionnels ou qu’il est régulièrement retourné.



