Ce n’est pas le petit fruit rouge qui déchaîne le plus d’enthousiasme. Trop épineux, trop acide, un peu trop ceci, pas assez cela ! Allez, hop, oubliez-moi tout cela. Le groseillier à maquereau (Ribes uva-crispa) vaut bien mieux que tous ces préconçus.
Mais pourquoi groseillier à maquereau ?
Parce que ses baies accompagnent souvent les poissons dans les pays nordiques, notamment le maquereau. On y manque donc du maquereau… à la groseille à maquereau. Du dos de cabillaud avec ce que vous savez. En Écosse, on pousse l’adoration encore plus loin avec des maquereaux grillés, des baies crues, le tout nappé d’une sauce aux groseilles à maquereau… Chez nous, on se fiche un peu du maquereau. Les baies servent plutôt à accompagner le gibier, la volaille ou à faire des confitures et des gelées.

Une place à part pour cet arbuste fruitier
Contrairement à son cousin le groseillier, il forme un arbuste épineux aux baies un peu épineuses ou recouvertes de petits poils souples, en fonction de la variété. Quand les petits fruits-ballon sont cueillis trop jeunes, ils sont plutôt acides. Mais récoltés à maturité, ils sont plus sucrés et délicieux.
Comment bien planter un groseiller à maquereau
-L’automne et l’hiver sont les meilleures périodes pour planter l’arbuste.
-Creusez en tout sens un trou de deux à trois fois plus grand que la motte. Mettez un engrais de fond dans le trou. Pendant ce temps, mettez le pot à tremper.
-Griffez légèrement les racines, installez la plante, comblez avec un mélange de terreau universel et de terre de jardin. Le collet doit affleurer la surface.
-Tassez, arrosez abondamment. Installez de suite un paillage utile pour protéger votre jeune plant du froid en hiver, et lui permette de conserver de la fraîcheur en été.
-Par la suite, apportez du compost chaque printemps.
Bon à savoir : le groseillier à maquereau a besoin de froid pour bien fructifier. Autant dire qu’une plantation dans une région très douce sera certainement très décevante.

Les quatre saisons de Ribes uva-crispa
-Printemps : débourrement du feuillage. Les lobes portent à leur aisselle des épines. Naissance des petites fleurs en forme de clochettes.
-Été : en juillet-août, les petits fruits ronds sont prêts à être récoltés. Selon la variété, elles sont blanches, vertes, pourpres, rosées et plus ou moins translucides.
-Automne : chute des feuilles. C’est le moment de faire des boutures.
-Hiver : ben, dodo…

Quelques variétés intéressantes
‘Spine free’ : quasi inerme comme son nom l’indique. Variété tardive, autofertile. Fruits rouge rosé.
‘Varianta’ : baies vertes « veinées » de blanc. Autofertile. Forte productivité. Variété de mi-saison.
‘Captivator’ : inerme, précoce. Excellente productivité. Fruits rouge foncé.
‘Pixwell’ : variété de mi-saison, très épineuse. Généreuse en fruits rouges.
‘Hinnonmaki rouge’ : gros fruits rouges, acidulés. Variété de mi-saison qui résiste bien à l’oïdium.
Ribes uva-crispa – Groseillier à maquereau – Fiche de culture
- Famille : Grossulariacées.
- Type : arbuste fruitier à feuillage caduc.
- Exposition : mi-ombre.
- Sol : neutre ou acide, humifère, riche; frais. Préférence pour les sols argileux ou argilo-calcaire.
- Plantation : de préférence à l’automne.
- Dimensions : jusqu’à 1,5 m.
- Rusticité : -30°C
- Taille : en hiver, supprimez les rameaux morts et celles qui poussent vers le centre de l’arbuste. Rabattez les tiges de deux-tiers environ.
- Arrosage : régulier, l’arbuste n’aime pas la sécheresse.
- Multiplication : par bouture après la chute des feuilles. Le marcottage est également possible.
- Des ennemis ? Il peut souffrir de l’oïdium. Ses feuilles peuvent aussi faire le bonheur de chenilles défoliatrices mais rien de dramatique.


