Fleur nationale du Zimbabwe, Gloriosa superba, ou lis de Malabar, ou lis glorieux peut être cultivé chez nous en véranda mais également en pot et passer l’été dehors. On aime son caractère volubile et ses magnifiques fleurs. Mais attention, il s’agit d’une plante toxique à manipuler avec précaution. 

La famille de tous les dangers

Gloriosa superba appartient à la famille des Colchicacées, comme les colchiques d’automne, les disporums, les sandersonias. Ces plantes de cette famille ont la particularité de contenir de la colchicine, un alcaloïde identifié en 1820 par deux chimistes français. Cette molécule utilisée par la médecine actuelle pour traiter la goutte ou des péricardites est très, très toxique par ingestion mais aussi par simple toucher. Le bulbe de Gloriosa superba doit donc, par précaution, être manipulé avec des gants à la plantation, lors de l’entretien ou de rempotage. Le conseil vaut également si vous manipulez les feuilles et les tiges, on n’est jamais trop prudent ! Ça nous ennuierait de vous perdre, amis lecteurs !

Dans le passé, Gloriosa superba était utilisé dit-on par les indigènes de la côte de Malabar  (sud-ouest de la péninsule indienne) pour limiter la souffrance des femmes durant l’accouchement. On retrouve aussi dans la littérature des indications selon lesquelles la plante fut utilisée dans les médecines traditionnelles d’ici et d’ailleurs à la fois pour guérir les entorses, soigner l’impuissance, le typhus, les hémorroïdes. On appliquait aussi sa sève sur la tête pour lutter contre les poux… 

gloriosa superba

©kinpouge05

Lis de Malabar, portrait express

C’est une plante crapahuteuse, grimpante, dotée de vrilles qui lui permettent de s’accrocher à tout support. La végétation est généreuse et les fleurs admirables avec leurs 6 pétales aux bords tout ondulés, rouge écarlates. La base de chaque fleur est jaune. Les 6 étamines sont très grandes, très apparentes (sous les pétales). Les fleurs se succèdent de juin à octobre. Si la plante se plaît, elle peut grimper jusqu’à 4 m de haut dans son milieu naturel. Chez nous, misez plutôt sur 2,50 m. Si vous installez un treillage, surtout ne le plaquez pas au mur. Laissez de l’espace entre le mur et le treillage. Votre plante s’y accrochera facilement et, surtout, l’air passera bien et limitera les risques de pourriture. En septembre ou, selon votre région, dès que les températures commencent à baisser, rentrez le pot. 

gloriosa superba

©yogesh_more

Gloriosa superba, fiche de culture

  • Plantation : installez précautionneusement (mettez des gants) dans un gros pot avec une bonne couche de drainage, au mois d’avril. Attention, le bulbe casse facilement ! Laissez-le dans la véranda ou la maison, surveillez la  température et dès qu’il fait suffisamment chaud, hop dehors (généralement pas avant les saints de glace et tout dépend des régions !). 
  • Rusticité : 10°C ! 
  • Substrat : 3/4 de terreau pour plantes fleuries, 1/4 de sable de carrière. 
  • Exposition : mi-ombre de préférence.
  • Arrosage : ni trop, ni trop d’eau. Le lis de Malabar déteste aussi la sécheresse que les excès d’eau. Comment savoir si votre lis de Malabar a besoin d’eau ? Plantez votre doigt dans le pot. Si le substrat est sec sur la hauteur d’une phalange, arrosez en moyenne une fois ou deux par semaine. 
  • Engrais : oui si vous voulez avoir de nombreuses fleurs. Apportez de l’engrais liquide pour plantes fleuries de fin mai à août, deux fois par mois (respectez bien les doses indiquées sur l’emballage du produit). 
  • Stockage en automne – hiver : coupez le feuillage, rangez le pot dans un lieu dont les températures ne descendent pas en dessous de 10°C. Et si vous le rentrez dans une véranda, ne coupez rien sauf les parties abimées. Mais vous pourrez encore profiter normalement de son feuillage. 

 

 

 

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