Sur le sentier de Tire-Poil au cap d’Antibes

 

Quand le vent souffle sur le cap d’Antibes, ça décoiffe ! Et le sentier du littoral mérite alors bien son surnom de Tire-Poil. Sur ce chemin qui relie sur plus de 3 kms la plage de la Garoupe à l’anse de l’Argent Faux poussent de nombreuses espèces de plantes. On vous recommande la balade !

Espèces menacées ou protégées

©Henry Brisse

  • Barbe de Jupiter (Anthyllis barba-jovis) : cet arbrisseau qui dépasse rarement 1 m de haut fleurit d’avril à juin. Il se plait dans la garrigue, ne craint donc pas la sécheresse et supporte sans broncher des vents violents chargés d’embruns grâce notamment à sa puissante racine pivotante qui s’enfonce entre les rochers. 
  • Grand statice (Limoniastrum monopetalum) : un arbrisseau aux feuilles vert glauque, un peu rugueuses et qui fleurit en épis mauves. Il aime les terrains sableux ou pierreux du littoral méditerranéen. Autrefois commune, cette espèce figure dans le Livre rouge de la Flore menacée de France.

 

Passerine hirsute©pancrat

  • Passerine hirsute (Thymelaea hirsuta) :  pas touche à la mundulacciu comme on l’appelle en Corse ! Cet arbrisseau aux petites feuilles imbriquées qui fleurit en glomérules d’octobre à avril est une espèce toxique. Un contact avec la peau peut entrainer une réaction inflammatoire importante.
  • Lavande de mer ou statice à feuilles cordées (Limonium cordatum): plante vivace protégée au niveau national qui fleurit en panicules bleues. Elle ne dépasse pas les 40 cm de haut et supporte les coups de vent grâce à sa souche qui s’enfonce en profondeur entre les rochers. 

 

 

Autres espèces à observer

Luzerne arborescente – Medicago arborea © Isabelle Morand

  • Luzerne arborescente (Medicago arborea) : au printemps, on ne voit qu’elle ou presque grâce à sa floraison jaune. D’ailleurs, son caractère invasif pose un véritable problème dans la garrigue, car elle se substitue à des espèces indigènes. Un programme mené par l’ONF (Office Nationale des Forêts) vise à l’éradication notamment dans la zone des calanques des Bouches-du-Rhône. 
  • Camphorine de Montpellier (Camphorosma monspeliaca) : elle fleurit de juillet à octobre en tapis bas (20 – 60 cm). Si l’on froisse les feuilles de cet arbuste, il s’en dégage une odeur de camphre…
  • Lotier faux cytise (Lotus cytisoides) : petite plante vivace à la floraison jaune éclatant en avril – juin. Il pousse dans les rochers et le sable du littoral méditerranéen, forme de ravissants petits buissons et produit des gousses puisqu’il appartient à la famille des Fabacées (légumineuses). 

 

Verrucaire noire ©Isabelle Morand

  • Verrucaire noire (Hydropunctaria maura) : ce lichen à croissance lente (environ 1 mm par an !) forme des taches noires qui font penser à du goudron venu napper les rochers. La verruquaire pousse à l’étage médiolittoral, en clair là dans les zones qui alternent émersion et immersion au gré des marées. 
  • Pistachier lentisque ou arbre à mastic (Pistacius lentiscus) : il crapahute sur le littoral et dans la garrigue. Cet arbuste à feuillage persistant de fait remarquer par ses fruits qui passent du rouge au noir et forme des buissons dodus. 
  • Griffe de sorcière – Carpobrotus acinaciformis – Isabelle Morand

 

  • Griffe de sorcière (Carpobrotus acinaciformis) : cette plante succulente rampante originaire d’Afrique du Sud s’est très bien acclimatée au point d’en devenir quasi invasive. Elle s’étale très rapidement, se fixe bien au sol et résiste à la sécheresse.
  • Criste maritime ou fenouil marin (Crithmum maritimum) : une plante vivace qui résiste à tout ! Aux vagues, au sel, à la sécheresse. Ses feuilles sont comestibles et ont une saveur anisée. 
  • Arroche marine ou pourpier de mer (Atriplex halimus) : une cousine de notre arroche des jardins. Ses feuilles sont comestibles, peuvent se déguster crues ou cuites. L’arbuste est utilisé pour former des haies brise-vent. 
  • Pin d’Alep ou pin blanc de Provence (Pinus halepensis) : il domine les villas et le littoral de sa haute stature (20 à 30 m) mais on le trouve aussi, sculpté par le vent, dans une forme nanifiée à certains endroits du sentier. L’arbre est très vulnérable aux incendies.

Smilax aspera – Salsepareille © Isabelle Morand

  • Salsepareille (Smilax aspera) : la plante préférée des Schtroumpfs ! Cette liane vivace s’orne de feuilles en forme de cœur, produit une multitude de petites fleurs blanches d’août à octobre suivies de fruits rouge foncé non comestibles. La racine de la salsepareille est utilisée pour soulager les rhumatismes et certaines maladies cutanées comme le psoriasis et l’eczéma. 

 

 

 

Renseignements : office du tourisme d’Antibes.

 

Lien vers l'Hortus Shop

CHERS JARDINIERS,
SAVEZ-VOUS QUE VOUS POUVEZ TROUVER SUR LA BOUTIQUE HORTUS FOCUS DES TRÈS BEAUX OUTILS,
DES FERTILISANTS NATURELS, DES KITS À PLANTER POUR FAIRE DÉCOUVRIR LE JARDIN À VOS AMIS ET 1000 AUTRES CHOSES ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.