L’optimisation de l’espace au potager

Joseph Chauffrey

Comment s’assurer de belles récoltes dans un petit potager ? Pour le permaculteur et formateur en permaculture, Joseph Chauffrey, c’est tout à faire possible en jouant sur l’optimisation de l’espace. Voici ses conseils ! 

Mettez en place des contre-plantations

Une contre-plantation, c’est tout simplement une association de cultures. On mélange les légumes entre eux pour une optimisation de l’espace. Des petits légumes avec de grands légumes, par exemple. 

©Joseph Chauffrey
©Joseph Chauffrey

Il m’arrive, sur certaines planches de culture d’associer jusqu’à 3 ou 4 légumes ensemble : chou, fenouil, céleri et salade, ça fonctionne bien. Alors, vous allez m’objecter que je ne respecte pas le principe de la rotation des cultures… Et vous avez raison. Comment s’y retrouver dans les rotations quand on plante plusieurs légumes ensemble ? Cela règle le problème des jardiniers qui en viennent à gérer leurs cultures potagères avec un tableau Excel. Un casse-tête sans nom… Pour moi, mieux vaut passer son temps les mains dans la terre que devant un écran. Il faut se détacher un peu des ouvrages trop dogmatiques qui complexifient tout l’extrême. Les contre-plantations ont fait leurs preuves dans mon jardin et c’est beaucoup moins compliqué. 

Le chevauchement des cultures

C’est l’élément important pour la réussite des contre-plantations. Cela nécessite juste de gérer le timing des semis ou des repiquages pour faire ensemble que les légumes arrivent à pousser conjointement sans trop se gêner. Ce que j’appelle le chevauchement, c’est la technique qui consiste à venir repiquer sous une culture qui est déjà en place et sera bientôt récoltée. Quand cette nouvelle plante sera développée, on repique un autre légume en dessous. Un exemple : en automne, quand les tomates ne sont pas encore arrachées, je repique sous les tomates des verdures asiatiques. Quand on pratique le chevauchement des cultures, on peut produire 3 à 4 fois plus sur une année. 

La troisième dimension

Elle fait partie de l’optimisation de l’espace. Dans mon petit potager, tout est en trois dimensions. Les murs sont pris d’assaut, les toits sont couverts. Je fais pousser des fruitiers, des vignes, des kiwis, des kiwaïs, des mûriers, des framboisiers qui profitent, de plus, de l’inertie des murs pour produire tôt dans la saison. Au printemps, j’installe sur des pergolas, des ficelles, des tuteurs, tous les accessoires qui permettent aux végétaux de prendre de la hauteur. Les courges poussent en l’air et ça fonctionne très bien. Si dans mon petit jardin, elles restaient au sol, je ne cultiverais que de la courge et rien que de la courge ! 

©Bubbers13
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