Petites histoires autour du cocotier

Romolo Tavani

C’est un fruit qui désaltère et nourrit. Impossible – malheureusement – à cultiver sous nos latitudes, le cocotier (Cocos nucifera) est présent dans tous les pays tropicaux et subtropicaux. Et il ne manque pas de petites histoires à conter…

Le mystère des origines du cocotier

Il est rare qu’on ne connaisse pas avec une quasi certitude, surtout de nos jours, l’origine de tel ou tel végétal. Cocos nucifera se distingue donc, car l’enquête est toujours en cours. L’Inde ? Peut-être. La Mélanésie ? Pourquoi pas ? Car le cocotier a su brouiller les pistes. Les fruits tombés des arbres sur les plages se sont offert de merveilleux voyages sur les mers. Ils se sont échoués ici et là, poussant quand les circonstances lui convenaient. On sait qu’ils sont présents aux îles Fidji depuis au moins 2500 ans. Et là où le cocotier n’est pas là, les hommes vont l’introduire, comme à Porto Rico, où le père espagnol Diego Lorenzo plante des noix de coco récoltées dans l’archipel du Cap Vert. 

©DimanDiver
©DimanDiver

Les noix de coco ne tombent que sur les imbéciles…

Prendre une noix de coco sur la tête alors qu’on fait bronzette est de l’ordre du possible. Comme tout fruit mûr, la noix tombe. On dit qu’elle choisit ses victimes grâce à ses « yeux », ces petites taches sombres à la base du fruit. Ces yeux sont à l’origine d’une légende polynésienne : le prince du lac Vaihiria, une anguille géante sacrée en réalité, était raide dingue de la déesse Hina. Hina, avec l’aide d’un demi-dieu, tua le prince, car leur amour était interdit. De la tête du prince naquit le cocotier. Les trois taches à la base du fruit sont en fait les yeux et la bouche de l’anguille.

Abeesh Dominic, recordman à battre

Y’a vraiment des gens qui ne savent pas quoi faire pour établir un record… En 2017, un Indien, Abeesh Dominic a cassé 124 noix de coco en 53 secondes, juste à la force de son poing. Soit 6 de plus que l’Allemand Muhamed Kahrimanovic, détenteur du précédent record. 

Le cocotier, un arbre aux 1001 usages

Tout est bon dans Cocos nucifera. Absolument tout. 

-L’eau contenue dans la noix est très désaltérante, agréable. C’est grâce à elle que des naufragés ont pu tenir des jours et des jours ont buvant l’eau des noix ballotées par les flots ou récoltées sur des rivages déserts.

-La pulpe est consommée fraîche, en poudre. 

-L’huile est utilisée dans les cosmétiques (monoï).

-La coque est un combustible ; on s’en sert aussi pour fabriquer des objets déco. À Tahiti, les demi-coques permettent de fabriquer des soutiens-gorges que portent les danseuses lors du Heiva i Tahiti. 

-La fibre sert à faire des tapis, des cordes, des matelas… Et du paillage dans nos jardins.

-Le stipe est utilisé dans la construction (poutres, pilotis) et la fabrication de meubles.

-Les palmes sont séchées avant d’être tressées pour une toiture comme pour un chapeau (généralement très joli !).

©MarkSkalny
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