Avec ses 29 hectares, le Parc Oriental de Maulévrier, dans le Maine-et-Loire, est le plus grand jardin japonais d’Europe. 

L’histoire de Maulévrier débute en 1680, lors de la construction d’un premier château pour Édouard François Colbert. Un siècle plus tard, il est détruit pendant les guerres de Vendée pendant les colonnes infernales du général Turreau. Reconstruit par des descendants de la famille Colbert, le château est acquis en 1893 par un industriel de Cholet, M.Bergère, dont l’épouse rêve d’un décor japonisant.

C’est à l’architecte du roi des Belges et concepteur de la pagode cambodgienne à l’Exposition Universelle de Paris (en 1900) que revient la mission de créer le parc oriental.

 

©Dimitri Kalioris

Abandon et renaissance

Alexandre Marcel épouse la fille de la famille Bergère et s’attache à poursuivre l’œuvre entreprise en respectant les règles des jardins japonais. Il fait creuser le grand étang, introduit de nombreux végétaux, fait construire la pagode khmère, s’inspire des jardins de la période EDO (XVIème-XIXème siècle). L’architecte meurt à la fin des années 20, son épouse en 1945 et le jardin sombre dans l’abandon.

Il a fallu attendre les années 80 pour assister à la renaissance du Parc. Acquis par la commune de Maulévrier, sa gestion et sa sauvegarde sont confiées à une association (Joël Berson, voir notre vidéo, en est le président) qui compte aujourd’hui une centaine de bénévoles, emploi quinze personnes parmi lesquelles 4 jardiniers formés au Japon à l’art de la taille. Le travail de restauration est tout simplement titanesque et le résultat époustouflant. 

Cerisiers japonais et érables rois !

Le Parc oriental de Maulévrier se déguste en toutes saisons (ou presque

©Dimitri Kalioris

puisqu’il ferme, chaque année, ses portes du 15 novembre au 15 mars. Au printemps, on s’y promène sous les cerisiers en fleurs, les magnolias, on admire la floraison des azalées. En été, peu de fleurs mais on y profite de la fraicheur apportée par le grand étang. En automne, c’est le festival en rouge, or, cuivre, caramel des érables. Le spectacle des arbres et arbustes taillés en nuage est, lui, permanent. 

Pour bien apprécier votre visite, prévoyez au moins une heure et demie de promenade et, si vous le pouvez, participez à une visite guidée (dimanche et jours fériés) pour découvrir l’origine et le symbolisme des éléments qui composent les jardins japonais.

Enfin, pour la seconde année, le Parc célèbre Hanami (le dimanche 2 avril) à la manière des Japonais. Vous êtes conviés à venir pique-niquer sous les cerisiers en fleurs. Vous pouvez également participer aux nocturnes organisés par le Parc (parcours éclairé) à la découverte des contes japonais.

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