Le Chelsea Flower Show, vu par Sophie Leguil

Chaque année au mois de mai, c’est l’effervescence à Londres pour la plus célèbre des expositions horticoles, le Chelsea Flower Show, organisé depuis 1912 par la Royal Horticultural Society (RHS). Plus de 800 personnes se relayent pendant deux mois pour transformer les pelouses du très tranquille Royal Hospital Chelsea (un hospice pour anciens combattants) en temple de l’horticulture.

Le Chelsea Flower Show, c’est environ 165 000 visiteurs sur cinq jours, une trentaine de jardins éphémères, plus de 100 pépinières, et 500 exposants. C’est aussi 20 000 verres de champagne et de « Pimms », une boisson alcoolisée rafraichissante agrémentée de concombre chère aux Britanniques !

Les tendances jardin de l’année

C’est à Chelsea que naissent beaucoup de tendances, notamment en matière d’architecture de jardin. Cette année, on a pu constater un retour à des formes plus naturelles, particulièrement au niveau de la taille des arbres, et une disparition notable des buis (parasites et maladies obligent…). Loin des tons pastel habituels, on a vu des murs vivement colorés, des sculptures et des structures monumentales, comme les voiles rouge vif du jardin célébrant la route de la Soie. La plante phare des jardins éphémères cette année, c’était sans aucun doute le lupin, avec une large gamme de couleurs représentée. Enfin, le prix très convoité de « Best in Show », a été attribué à James Basson, paysagiste anglais basé en Provence, pour son interprétation d’une carrière abandonnée, un jardin controversé qui combine art et écologie.

 

Au paradis des plantes

Le centre de l’exposition est dominé par le « Great Pavillion », un chapiteau de 12 000 m² où les pépinières redoublent d’efforts pour présenter leur production sous forme de véritables tableaux végétaux. Les stands sont jugés sur de nombreux critères comme la précision de l’étiquetage, l’absence de maladies ou l’harmonie des couleurs, pour pouvoir prétendre à une médaille. A Chelsea, les saisons n’ont pas d’importance, puisqu’on trouve à la fois des jonquilles, des jacinthes, des fuchsias et des chrysanthèmes en fleurs !

Dans la zone « découverte », on peut également en apprendre plus sur le travail de certaines institutions, ONG ou écoles d’horticulture. Cette année, par exemple, le travail des botanistes du célèbre jardin botanique de Kew pour sauver la flore rare de Madagascar était mis à l’honneur dans un stand aux allures tropicales. 

Enfin, tout autour du chapiteau se trouvent les stands commerciaux, allant des serres aux allures victoriennes aux outils de taille japonais, en passant par des sculptures en bois flotté ou des hamacs multicolores.

Chelsea Flower Show

©Sophie Leguil

Quelques conseils…
pour préparer votre visite l’an prochain

Pour visiter le Chelsea Flower Show, mieux vaut acheter son billet tôt car certains jours sont rapidement complets (le mardi et mercredi sont réservés aux membres de la RHS). Je conseille également de se munir de bonnes chaussures car l’attente devant certains jardins peut être longue, d’un panier pique-nique (l’offre de restauration sur place est onéreuse et il y a un vestiaire gratuit) et bien sûr d’un bon appareil photo.

> le site

 

 

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