Vus de loin, ils ont à la fois un faux-air de cycas et une allure de fougère arborescente. Vus de plus près, c’est le cycas qui gagne ! Ils appartiennent d’ailleurs à la même famille. Les Encephalartos sont des plantes venues de la préhistoire, originaires du sud de l’Afrique, à l’aise dans les serres chaudes. Pourtant, certaines espèces sont un peu moins frileuses qu’on ne le croit !

Le plus vieux sujet d’Europe a 450 ans. Visible dans la serre Lednice, en République tchèque ©Podzemnik

Que signifie leur nom ?

Cours express de grec ancien… Cephale signifie tête ; artos signifie pain. Drôle de nom, mais qui s’explique : en Afrique (Angola, Afrique du Sud, Swaziland, Mozambique, Ouganda…), d’où ces plantes sont originaires, certaines espèces ont été et sont encore utilisées pour fabriquer de la farine. Leur tronc est découpé en morceaux qui sont mis à rouir dans l’eau courante pendant 3 jours. Ce rouissage, pratiqué également sur le manioc, permet la séparation des fibres textiles de la partie ligneuse. Les morceaux ligneux sont ensuite mis à sécher au soleil et pilés jusqu’à l’obtention d’une pâte. 

Les Encephalartos mesurent de 3 m à 15 m. Ces plantes sont capables de vivre plusieurs centaines d’années. 

Comment les cultiver chez nous ? 

Sur la Côte d’Azur, ils poussent en pleine terre. Ailleurs, cultivez-les en pot, sortez-les l’été et  faites-leur passer le reste de l’hiver en serre ou en véranda bien lumineuse. Le substrat doit être très drainant (à parts égales : perlite, sable grossier, pouzzolane et terreau forestier). Tous les Encephalartos détestent avoir les pieds dans l’eau. 

Quelques espèces…

E. ferox ©Michael Wolf

Encephalartos ferox : bon, il pique et pas qu’un peu… d’où son nom. Il a été décrit pour la première fois en 1851, par un botaniste italien, en expédition sur la côte sud du Mozambique. Dans son milieu naturel, il apprécie de grosses pluies en été. Il est donné pour résister à – 6°C et résister au feu. 

Encephalartos lehmannii : un beau feuillage bleuté et une bonne rusticité (il est capable de résister à une très brève période de gel à – 15°C). Il dépasse rarement 2 m. 

Encephalartos laurentianus : originaire du Congo et d’Angola, on l’appelle aussi le cycas géant du fleuve Kwango. Dans son milieu naturel, il peut atteindre 15 m ! Il est possible de se procurer des graines auprès de revendeurs spécialisés. 

Encephalartos horridus : un des plus petits de la bande puisqu’il ne dépassera pas 1 m environ. Feuillage gris argenté. Croissance lente.  

Où les voir ?

Dans de nombreux jardins botaniques, en serre chaude comme au jardin botanique d’Amsterdam. En pleine terre, notamment au Jardin botanique de Nice ou au jardin Thuret, à Antibes. Dans son livre, “L’art d’acclimater les plantes exotiques – Le jardin de la villa Thuret” ‘éditions Quae), Catherine Ducatillon écrit sur eux : Encephalartos longifolius mesure actuellement près de 3 mètres de haut et porte une quinzaine de rejets. Il a été introduit en 1865. C’est un mâle (NDLR : les Encephalartos sont des plantes dioïques). Encephalartos horridus est une femelle. De dimensions plus modestes, malgré son siècle et demi d’existence, il impressionne par la forme et la dangerosité de ses feuilles aux pointes acérées. Ces plantes poussent lentement.”

"Lien

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