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Tout sur… le cognassier + 2 recettes

Iga Gont

On les récolte en ce moment pour en faire des gelées, des pâtes de fruits ou accompagner des plats salés. C’est aussi le moment de planter un cognassier (Cydonia oblonga) pour se régaler de ses fruits à consommer uniquement cuits. Voici nos conseils et notre sélection de variétés.

Le cognassier, un fruitier chargé d’histoire(s)

Son nom latin mérite quelque explication : Kydonia était le nom de la cité minoenne sur laquelle est construite aujourd’hui la ville de La Canée. Le cognassier a longtemps été appelé « pommier de Cydonie », car il était très cultivé dans la région et plus généralement en Grèce où il aurait été introduit avant la guerre de Troie. Dans la Grèce antique, une coutume voulait que le jour du mariage, le marié offre un coing à sa promise pour « assurer » la fécondité du couple.

cognassier
©Seven75

L’arbre a été nommé Cydonia par un botaniste écossais, Philip Miller, en 1768. 

Dans une étude publiée par le Journal d’agriculture traditionnelle et de botanique appliquée, les lieux d’origine du cognassier sont le littoral caucasien et le littoral iranien de la mer Caspienne.

Le fruitier aurait été victime d’usurpation : les pommes d’or du jardin des Hespérides auraient, en fait, été des coings, pas des cédrats.

3 bonnes raisons de planter un cognassier

  • Ce fruitier ne devient pas trop grand (6 m grand maximum) et peut donc trouver place dans tous les jardins. 
  • Les fruits arrivent tard en saison. Ils se récoltent après un premier coup de gel. Les coings sont riches en pectine. 
  • Sa belle écorce à admirer en hiver quand l’arbre est tout nu.
récolte de coings
©anela

Poires et coings

Les poiriers sont souvent greffés sur cognassier pour obtenir des petits poiriers et une mise à fruits rapide (3 à 5 ans après la plantation).

Les cognassiers sont, eux, greffés sur :

– franc de cognassier pour sol non calcaire.

– cognassier de Provence pour améliorer la plantation en terrain calcaire, la résistance au mildiou. En revanche, cela ne change rien à la sensibilité au feu bactérien. 

aubépine pour une plantation en sols secs ou calcaire. Mais attention, il est alors très sensible au feu bactérien. 

– cognassier d’Angers pour garantir une forte productivité et une bonne résistance aux maladies. 

sorbier pour une plantation en régions froides. 

Cydonia oblonga – Cognassier – Fiche de culture

  • Famille : Rosacées.
  • Type : arbre fruitier, feuillage caduc, auto fertile. 
  • Expo : soleil, surtout abrité des vents froids. 
  • Sol : peu importe sauf trop acide ou trop calcaire ou trop compact. Bien installé, le cognassier peut supporter la sécheresse, mais il préfère tout de même les terrains restant un peu frais (n’hésitez pas à pailler le pied). Certains cognassiers sont greffés pour supporter des conditions particulières.
  • En toutes régions ? Partout sauf sur le littoral, il n’aime ni les embruns, ni les vents forts.
  • Taille : pas indispensable sauf pour nettoyer l’arbre de branches mortes ou mal placées).
planche botanique
©adamradosavljevic
  • Engrais : de fond à la plantation, en surface au printemps (compost)
  • Ennemis : oïdium, moniliose.
  • Floraison : avril-mai donc, normalement, les fleurs ne gèlent pas.
  • Formes disponibles : scion, fuseau, 1/2 tige, tige, gobelet…

Quelques variétés de cognassier

Il existe une seule espèce (C. oblonga) et seulement quelques variétés qui produisent des fruits en forme de poire (piriformis) ou de pomme (maliformis).

‘Monstrueux de Vranja’ ou ‘Géant de Vranja’

Variété originaire de Serbie. Floraison blanc rosé. Elle produit de nombreux fruits côtelés, énormes, parfumés, à chair jaune blanchâtre.

‘Champion’

Les fruits sont moins gros que chez ‘Monstrueux’, mais la chair jaune est presque aussi parfumée.

‘de Provence’

Variété vigoureuse, fruits en forme de poire. Elle supporte les sols pauvre à calcaire et fructifie assez rapidement. 

Coing Monstrueux de vranja
©Jörgens.mi

‘d’Angers’

Moins vigoureux que le cognassier ‘de Provence’, fruits piriformes, mise à fruit rapide et bien productif. Sert essentiellement de porte-greffe.

‘Aromatnaya’

Nouvelle variété, obtenue en Russie, proposée par les pépinières Pierre Gaujard. On se peut consommer le fruit maliforme, à petites doses et découpé en lamelles. 

‘Constantinople’

Une variété d’origine turque qui donne de gros fruits maliformes, jaune clair, à la chair très très parfumée, à privilégier pour la transformation. Souci : ce n’est pas une variété facile à trouver…

Le coing, c’est bon pour…

Lutter contre les diarrhées (les petits qui souffrent de gastroentérites connaissent bien les mélanges coing-pomme ou coing-banane)

Renforcer son organisme en vitamines C et B.

Aider au calme et l’endormissement : faites infuser pendant 5 min, 40 à 50 g de chair de coing coupée en morceaux dans 1 L d’eau bouillante. Buvez deux à trois tasses par jour.

Crumble aux coings et aux épices

  • Pour 4 convives – Préparation : 20 mn – Cuisson 45 mn
  • Ingrédients : 100 g de farine complète – 500 g de coings – 250 g de pommes douces – 100 g de beurre – 100 g de cassonade – 1/2 cuillerée à café de badiane – 2 tours de moulin à poivre – 1/2 cuillerée à café de curcuma.

Préparation 

  • Préchauffez le four à 250 °C.
  • Pelez, épépinez et découpez les fruits. Faites-les revenir dans 50 g de beurre, 50 g de cassonade et les épices pendant un bon quart d’heure.
  • Préparez la pâte avec la farine,le beurre et la cassonade restant, et le sel. Sablez bien la pâte du bout des doigts.
  • Beurrez un plat, déposez les fruits au fond, couvrez de pâte.
  • Baissez le four à 210 °C et enfournez.
  • Servez encore tiède avec un verre de cidre brut !




crumble coing
©Mariha-kitchen

Poulet aux coings et au miel

  • Pour 4 convives – Préparation : 25 mn – Cuisson : 40 mn.
  • Ingrédients : 800 g de blancs de poulet fermier – 700 g de coings – 1 cuillerée à soupe de miel de châtaignier ou de sarrasin – 4 oignons (2 rouges, 2 jaunes) – 80 g de beurre aux cristaux de sel – 1 bouquet de cerfeuil – 1 cuillerée à café de paprika – 1 tronçon de gingembre frais de 5 cm – 1 pincée de safran – sauce soja – sel, poivre du moulin.

Préparation

  • Découpez les blancs en gros morceaux. Faites-les dorer de chaque côté dans 40 g de beurre. Poivrez en cours de cuisson. Réservez.
  • Pelez et émincez les oignons. Faites-les revenir dans la même poêle que le poulet avec le reste du beurre, pendant une dizaine de minutes.
  • Pelez, épépinez et découpez les coings. Faites des morceaux assez fins et ajoutez-les aux oignons. Baissez le feu, ajoutez le miel et 5 cl d’un mélange d’eau et de sauce soja à 50/50. Couvrez et laissez mijoter 10 mn. Ajoutez les blancs, les herbes émincées et les épices et laissez mijoter de nouveau 10 mn.
  • Servez chaud avec une tranche de pain à l’épeautre.




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