Iris. Comment s’y retrouver ?

Helgy716

Le genre Iris est tellement large qu’on s’y perd parfois. Certains adorent le sec, d’autres les terrains humides. Certains sont minuscules, d’autres très grands. Et chacun fleurit à des périodes différentes. Voici un petit guide pour vous y retrouver plus facilement. Merci à Mélie Portal (Les Senteurs du Quercy) pour son aide ! Cette liste n’est évidemment pas complète (on en garde pour plus tard).

Iris pour les sols secs, jardins de graviers, rocaille… 

Les iris barbus

Ce sont les plus connus, ceux qui fleurissent nos jardins au printemps et se font remarquer par la diversité de leurs couleurs et leurs fleurs joufflues, ébouriffées . Mais même chez les barbus, il existe plusieurs clans !

Lilliput : ces tout petits fleurissent au mois de mars, mesurent entre 10 et 20 cm grand maximum.  

Intermédiaires : leur floraison prend le relais de celle des Lilliput. H. : entre 30 et 40 cm. Leur taille les rend moins sensibles aux vents que les grands. 

Grands : leurs fleurs se développent au bout de tiges qui peuvent atteindre 80 à 90 cm. Ils fleurissent fin avril et durant le mois de mai.

'Rustler' ©Isabelle Morand
'Rustler' ©Isabelle Morand
'Flying Circus' ©Isabelle Morand
'Flying Circus' ©Isabelle Morand
I. reticulata ©P_Photo
I. reticulata ©P_Photo

Les iris de Hollande

Ils sont parmi les premiers à fleurir au printemps. On plante les bulbes à l’automne qui fleurissent entre février et juin, car chez eux aussi, il en existe de différents. On les voit assez souvent dans les bouquets des fleuristes.

Iris reticulata : ils ne mesurent pas plus de 15 cm, aiment vivre dans une rocaille, un jardin de graviers, un pot au substrat très bien drainé. En fleurs dès février. 

Iris xiphium, l’iris espagnol : floraison en juin sur de grandes tiges (jusqu’à 80 cm). Il en existe de nombreuses variétés. 

Iris nain (I. pumila)

C’est un nain (15 cm). Prévoyez donc de vous mettre à quatre pattes pour profiter de son parfum. Et avec lui, vous ne vous mouillerez pas puisqu’il vit bien en rocaille, en pot, dans des jardins de graviers ou des pelouses sèches. Floraison jaune. H : 25 cm.

©Olga Bungova
©Olga Bungova
©Adil Baran
©Adil Baran

Iris aucheri

J’aime beaucoup ce botanique pour ses fleurs au ton bleu glacier et blanc en avril-mai et qui exhalent un agréable parfum de violette. À planter en sol sec (y compris calcaire). H. : 25 cm max.

©ElenaGC
©ElenaGC

L’iris d’Alger, à floraison hivernale

Un classique de nos jardins avec ses fleurs couleur lilas à bande centrale jaune. Iris unguicularis est un champion de la résistance au sec, à utiliser (voire en abuser) en rocaille et dans tous les sols secs. Il fleurit quand peu de fleurs sont là, de décembre à mars. H. 30 cm.

Iris pallida

Un increvable ! Sylvaine Boisson, jardinière à Sèvres (92) l’adore : «Il a un feuillage glauque en éventail, des spathes papyracées, c’est-à-dire comme enveloppées dans du papier, des fleurs de couleur bleu pâle à barbe blanche, très parfumées. Aimant le soleil, le calcaire, la sécheresse, fiers et droits “comme des i” malgré leur grande taille, ils poussent et fleurissent aussi à mi-ombre et supportent tout, même d’être plantés sous le bouleau, même d’avoir leurs rhizomes au milieu des racines envahissantes des acanthes, mêmes les mauvaises herbes qui s’immiscent entre leurs pieds. Leur secret ? Des racines super-puissantes. En Provence, on les appelait autrefois les iris « casse-pierres ».

©TonyBaggett
©TonyBaggett

Iris lazica

Un cousin de l’iris d’Alger. Lui aussi fleurit en hiver et généreusement ! Feuillages persistants. Parfait en rocaille. H. : 30 à 50 cm. 

L’iris des rocailles

Des grandes et nombreuses fleurs jaunes sur des tiges courtes. Floraison jaune pâle insolite. Ce que préfère I. suavolens : se faire rôtir dans une rocaille où il forme un petit couvre-sol. I. lutescens ‘Jaune’, l’iris des garrigues lui ressemble beaucoup.

©Hüseyin Cahid Doğan
©Hüseyin Cahid Doğan

Iris pour berges, terrains frais…

Iris des marais

Iris pseudoacorus est une vivace de berges. On le trouve à l’état naturel dans les fossés humides, les rives d’étangs d’eau douce. Floraison jaune-soleil inratable, d’avril à juin. Très rustique.

©HHelene
©HHelene
© Ayotte Gilles
© Ayotte Gilles

L’iris versicolore 

I. versicolor à I. pseudoacorus mais fleurit bleu-violacé, la base de chaque pétale est blanc. Ses rhizomes traçants lui permettent de bien s’implanter en bordure de berge. 

L’iris d’Alaska

Un champion de la rusticité en raison de ses origines puisqu’on le trouve également en Sibérie. La floraison estivale est violette. Il est plus adaptable que certains côté sol. I. setosa a besoin de soleil, mais le sol doit rester frais (pas détrempé). H. : 25 cm.

©Kirsanovv
©Kirsanovv
iris du Japon
©Y Studio

Iris du Japon

La fleur préférée des Japonais après les cerisiers (du Japon). Ces I. ensata aiment les terrains frais, les rives des bassins. Plantez-les juste au-dessus de la surface (5 à 10 cm). N’immergez pas le rhizome. Pour en savoir plus, c’est par ici !

Iris d’eau japonais

Lui, vous pouvez l’immerger sans souci. Il aime les marécages, vivre les pieds dans l’eau où il finit par former de grosses masses. Floraison bleu-violacé de mai à juillet. Rusticité à toute épreuve ! H. : de 50 à 80 cm de haut. 

Iris sibirica

L’iris de Sibérie fleurit en mai-juin en fleurs bleu ciel ; la base des pétales est teintée de blanc et de jaune. C’est un iris très rustique, pour terre humide. Mais attention, le rhizome doit être placé hors d’eau, juste dans un terrain restant frais. H. : 80 cm. 

©Wirestock
©Wirestock
©Jason Kostansek
©Jason Kostansek

Iris laevigata

Lui, il adore barboter ! Planté en zones humides (voire inondées), il prospère tranquillement et fleurit à partir du mois de mai (parfois jusqu’à juillet). Les fleurs sont bleu violacé. Le feuillage est chouette, costaud, vert lumineux ; il habille bien les rives.

Les entre deux

L’iris bambou, au léger parfum de vanille 

Un iris qui sort un peu de l’ordinaire avec des feuilles qui ressemblent à celles de certains bambous. Mais la ressemblance s’arrête là. Iris confusa se cultive en sol riche, drainant, au soleil ou à mi-ombre. Cette espèce rhizomateuse fleurit en avril, mai en fleurs qui vont du blanc au lavande avec des points colorés. Rusticité limitée : – 7 à 8°C. 

©Tom Meaker
©Tom Meaker
©Paola Iamunno
©Paola Iamunno

L’iris fétide

Un tel nom ne donne pas très envie de la planter, on imagine déjà un jardin puant. Son autre nom, c’est l’iris gigot (I. foetidissima). C’est un discret qui pousse tranquille dans les sous-bois et fleurit au printemps. C’est à l’automne qu’il ne peut plus passer inaperçu avec ses nombreuses baies rouges qui persistent l’hiver. Feuillage persistant. Il supporte à la fois les sols détrempés… et l’ombre sèche. 

L’iris des toits

Des fleurs violettes en mai et juin. C’est un iris qui s’étale bien et beaucoup, si on le laisse faire. Il se comporte bien non loin des points d’eau, mais aussi dans des massifs restant frais. Iris tectorum préfère la mi-ombre. H. 45 cm.

©magicflute002
©magicflute002

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