Des euphorbes pas banales

© Isabelle Morand

On connaît la cavaleuse euphorbe des garrigues, l’euphorbe chasse-taupe, la rase-motte euphorbe petit-cyprès… De toutes façon le genre est tellement vaste qu’il faudrait un bouquin pour en faire le tour. Alors, je vous ai préparé une petite sélection d’euphorbes pas banales. 

L’éventail Euphorbia lactea cristata

D’éventail, elle en a la forme, mais pas question de se donner de l’air avec… Ça peut piquer fort !

Cette euphorbe ressemble beaucoup à un cactus, mais, en vérité, cette plante des plus originales est une plante grasse. Elle porte une large crête ondulée en forme d’éventail et la bordure est souvent colorée. Facile à vivre, elle adore la chaleur, le soleil et supporte la mi-ombre. Pas la peine de lui prévoir un grand contenant, elle aime bien pousser dans des petits pots. 

©Isabelle Morand
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Euphorbia oncoclada, un chapelet de saucisses ! 

Celle-là me fait toujours sourire… Euphorbia oncoclada, originaire de Madagascar, me fait penser à des saucisses (ah ce penchant pour la charcuterie !). Le spécimen en photo pousse à Lanzarote. On peut l’avoir  en plus petit chez soi. Mais pas question de lui faire passer toute l’année dehors, même en zones super douces, car elle meurt à +4°C. Elle a besoin de beaucoup de lumière, de soleil. Si vous voulez lui faire passer l’été à l’extérieur, acclimatez-la. Placez-la d’abord à mi-ombre quelques jours avant de la déplacer dans une zone très ensoleillée. Aucun arrosage en hiver, arrosage toutes les semaines en été. 

Tête de méduse, Euphorbia caput-medusae

Son surnom lui va bien ! Avec ses tiges longues et rampantes, elle finit effectivement par avoir un look de tête de méduse. Elle fait toujours de l’effet dans un pot, surtout quand elle décode de produire ses fleurs jaunes au printemps. Dans son milieu naturel, en Afrique du Sud, elle peut atteindre 1 m de diamètre, une méduse de sacrée taille. Faible rusticité : – 4°C / -5°C.

©Isabelle Morand
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©Africanway
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La super toxique Euphorbia virosa

Cette espèce a été découverte en 1777 par le botaniste britannique – par ailleurs futur colonel – William Patterson. Euphorbia virosa pousse à l’état spontané en Afrique du Sud , en Namibie et dans le sud de l’Angola, et il trouve la plante en se rendant vers le fleuve Orange, le plus long fleuve d’Afrique du Sud. E. virosa est sans doute l’une des espèces les plus toxiques de genre. Sur place, elle est d’ailleurs surnommée « poisonous spurge » (euphorbe vénéneuse). Une bonne façon de se défendre de tous ses prédateurs à quatre pattes ou à plumes. 

Les tiges sont nombreuses, portent entre 4 et 5 côtes. Dans la nature, E. virosa peut faire un bon 3 m. Les épines sont rouge foncé quand elles sont jeunes et passent au gris en vieillissant… et elles sont féroces. 

Toute en piquants, Euphorbia aeruginosa

Elle est assez facile à reconnaître avec ses tiges carrées et denses, ses épines rouges et, avec un peu de chance, de minuscules fleurs jaune citron. Les spécialistes ne sont pas tous d’accord sur sa rusticité. On trouve du positif (+2°) et du négatif (-3°C). De toutes façon il faut la cultiver en pot et l’hiverner. Aucun arrosage en hiver, arrosage léger au printemps, toutes les semaines en été.

©Isabelle Morand
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