Que faire au jardin aujourd’hui ?
Si vous vous fichez bien d’éventuelles flatulences, semez des scorsonères (à récolter en fin d’été 2026, ce qui vous laisse le temps de revenir sur votre décision en lisant notre article consacré aux légumes qui font péter et pas qu’un peu…). Semez des radis asiatiques (moins de risques de…)
Demain, jour fleurs.
Le dicton
Ce qu’août ne mûrit pas, ce n’est pas août qui le fera.
Bonne fête aux…
Amour, Nayeli, Vénus, Amor, Amora, Amori, Amerigo, Erle, Erlé, Ruben, Rubens, Reuben, Roubène, Rube, Rubi, Rubin, Rubino
L’INFO
• Les “feux zombies” du Grand Nord •
Ces incendies de tourbe souterrains, qui couvent tout l’hiver pour ressurgir au printemps, transforment les puits de carbone naturels en sources massives d’émissions.
Les régions arctiques et boréales connaissent une multiplication inquiétante des mégafeux, phénomène amplifié par le réchauffement climatique. Parmi ces incendies, les “feux zombies” représentent une menace particulièrement préoccupante pour l’équilibre climatique mondial.
Des réservoirs de carbone en péril
Ces feux de tourbe brûlent dans les tourbières, qui ne couvrent que 3% de la surface terrestre mais stockent 25% du carbone présent dans les sols mondiaux. Contrairement aux incendies de surface, ils s’enfoncent dans cette matière organique dense et riche en carbone et libèrent des quantités colossales de CO₂ emprisonné depuis des millénaires.
Le phénomène tire son nom inquiétant de sa capacité à survivre : ces feux peuvent couver sous terre pendant tout l’hiver avant de ressurgir au printemps. Extrêmement difficiles à éteindre, ils transforment les tourbières de puits de carbone en sources nettes d’émissions de gaz à effet de serre. Ce n’est pas une bonne nouvelle pour nous !
Un cercle vicieux climatique
L’amplification polaire rend les hautes latitudes particulièrement vulnérables. Leur réchauffement est plus rapide qu’ailleurs sur Terre. Cette situation crée une dangereuse boucle de rétroaction : le réchauffement favorise ces incendies, qui libèrent davantage de carbone, et accélèrent ainsi le changement climatique.
Les recherches récentes montrent que les aérosols issus des mégafeux canadiens de 2023 ont provoqué un refroidissement de -5,5°C au Canada et jusqu’à -2,5°C en Sibérie. Or cela a perturbé les conditions météorologiques de tout l’hémisphère nord, selon les scientifiques.
Les défis
Au-delà des impacts climatiques, ces incendies dégradent massivement la qualité de l’air. Ils causent des problèmes respiratoires, des hospitalisations et des traumatismes psychologiques suite aux évacuations. Ils compromettent également la fiabilité des prévisions météorologiques, et par conséquent ont des répercussions sur l’agriculture, la pêche et les transports.



