Drôle d’idée de vouloir faire pousser ses plantes… à l’envers. Et pourquoi pas ? Gain de place garanti, économies d’eau grâce à un système d’arrosage performant et déco plutôt originale. Mais que peut-on faire pousser tête en bas ?

Voilà quelques années, j’avais testé une suspension de ce type destinée aux tomates cerises. Pas besoin de tuteur, récolte à portée de main, à chaque passage au jardin. Je l’avais installée assez bas pour que les enfants puissent picorer à leur aise. En revanche, l’arrosage n’était pas très facile ; il a fallu, après deux trois bonnes douches involontaires et quelques jurons, que je m’équipe d’une lance (la flemme de prendre mon petit escabeau)  ! L’affaire de l’arrosage réglée, le pied a parfaitement produit et c’est devenu une habitude de faire pousser les tomates tête en bas. 

Kézako le ‘Sky Planter’

Pourquoi alors ne pas tester d’autres cultures en intérieur ? Nous n’avons pas tous des appartements ou maisons gigantesques. L’espace nous est souvent compté. Le céramiste néo-zélandais Patrick Morris avait peut-être un appart tout rikiki quand il a créé des pots malins pour faire pousser des plantes la tête en bas. Ou bien des enfants qui, en chahutant (ça me rappelle quelques souvenirs…), avaient mis à mal quelques pots sur la table du salon. J’ai donc décidé de tester son ‘Sky Planter’, un peu dubitative quand même… Pas envie de glisser dans une petite mare d’eau ou de voir mes chères plantes me faire subitement la tête !  

Cobayes désignés : aromatiques et orchidée

J’avoue ne pas avoir testé TOUTES les plantes de la maison. J’ai choisi mes cobayes avec soin : un phalaenopsis dont je n’aime pas la couleur (et dont le décès ne m’aurait pas attristée plus que ça) et quelques plantes aromatiques qui poussent en fouillis sur le balcon dans leur petit pot d’origine (une bonne occasion de leur sauver la vie ? On allait bientôt le savoir !)

La mise en route est plutôt simple : on installe la plante dans le pot, on ajoute un peu de terreau si besoin. Une grille bloque le pied de la plante, on met en place le système de fermeture. Le pot est équipé d’un crochet dans lequel on glisse un câble.

Il ne reste plus qu’à convaincre son conjoint de fixer un anneau au plafond (ce qui est parfois le plus compliqué de l’histoire…)

On arrose par le dessus. Le réservoir délivre tout doucement la quantité d’eau nécessaire à la plante. Une jauge verte placée sur le dessus indique quand il devient nécessaire d’arroser.

En conclusion

Test concluant. L’orchidée se porte étonnamment bien. Dans la cuisine, le basilic s’éclate (et nous aussi, car on va pouvoir avoir du basilic frais malgré le froid dehors). J’ai testé le persil, mais ça a raté… Cela ne m’étonne pas vraiment, car le persil, c’est comme la mayonnaise, il ne m’aime pas ! Tant pis pour lui ! 

L’année prochaine, j’essaye avec des fraises, du romarin, de l’estragon. Et du lierre !

 

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