Camélia : bien le planter, bien le cultiver

Camelia, bien le planter, bien le cultiver
©Didier Hirsch

On attend avec impatience sa floraison printanière (ou automnale). Cet arbuste dont il existe de nombreuses espèces, et des centaines – voire des milliers – de variétés n’est pas très compliqué à avoir au jardin. Voici nos conseils pour bien planter et bien cultiver le camélia.

Un premier camélia au jardin

  • Choisissez votre camélia en fonction de sa période de floraison. Il existe en effet des camélias à floraison printanière (C. japonica, notamment) et des camélias à floraison automnale (C. sasanqua).
  • Pour commencer, portez votre choix sur une variété à fleurs roses. Le blanc est une couleur fragile au soleil et à l’humidité, et si la première floraison vous déçoit, vous risquez d’être réticent à en planter un autre.
  • Si vous n’aimez pas le spectacle des fleurs fanées sur les arbustes, demandez au vendeur de vous conseiller un hybride de C. saluenensis dont les fleurs tombent en fin de floraison. Ce qui n’est pas le cas des C. japonica dont les fleurs complexes restent accrochées à l’arbuste.
Camélia, bien le planter, bien le cultiver
©Isabelle Morand
Camélia, bien le planter, bien le cultiver
Fleur complexe ©Isabelle Morand

Dans quelle terre faut-il planter un camélia ?

Si vous achetez votre arbuste en jardinerie, on va vous affirmer qu’il faut l’installer dans de la terre de bruyère. C’est une erreur grossière ! La terre de bruyère ne retient pas l’eau et votre camélia risque au bout de quelque temps de périr de sécheresse. Donc, il faut mélanger de la terre de bruyère, de l’écorce de pin et de la terre de jardin. C’est le cocktail qui marche ! 

Renseignez-vous, ne vous fiez pas aux fiches imprimées à l’arrière des chromos. Les conseils vont être valables pour telle région, mais pas pour telle autre. Si vous ne vous renseignez pas, vous risquez l’échec.

Quels sont les différents types de fleurs ?

Les fleurs peuvent être simples, semi-doubles, complexes. Les étamines forment un pinceau jaune d’or plus ou moins long et proéminent. Les fleurs dites complexes peuvent être à forme d’anémone (anémoniforme) ou de pivoine (paéoniforme). Elles ressemblent – un peu – à des roses, avec de nombreux pétales.

Camélia, bien le planter, bien le cultiver
©Isabelle Morand

Le camélia et le calcaire ne font pas bon ménage…

Ils se détestent ! Le camélia est calcifuge. Si vous le plantez en terre calcaire, il va vivre deux ou trois ans sur sa réserve de terreau, puis il va jaunir : sa floraison sera de plus en plus courte et il finira pas mourir. C’est la même réaction pour le rhododendron qui, lui, meurt encore plus vite.

L’arbuste fait-il des racines profondes ? 

Non, pas plus de 60 cm. La racine est naturellement pivotante. Mais quand vous achetez un arbuste vendu en conteneur en jardinerie, l’arbuste n’a pas formé de racines pivotantes. Donc, quand vous le plantez, il faut un peu gratter ces racines ou passer un coup de jet d’eau pour les démêler et les inciter à descendre. Sinon, elles continuent à tourner en rond comme dans leur pot.

Quelle est la meilleure saison pour planter un camélia ?

Si vous l’achetez en jardinerie, il sort généralement de serres. Mieux vaut donc le planter au printemps, au mois d’avril. Si vous le plantez à l’automne et que l’hiver est froid, votre arbuste risque d’être fragilisé. En mai, c’est un peu tard, car on peut déjà connaître des périodes de sécheresse. Cela dit, il ne faut pas être obtus non plus. Un camélia cultivé en conteneur peut être planté un peu toute l’année, mais en avril, on donne toutes les chances à la plante de bien se développer. 

Quels soins après la plantation ?

Une fois en terre, l’arbuste demande très peu de soins et même très peu d’arrosage. Pour qu’un camélia s’adapte à votre jardin, il faut environ 3 ans, il faut l’inciter à développer ses racines. Donc, ne lui donnez pas d’engrais sinon il n’ira pas chercher sa nourriture tout seul et restera fragile. 

Le « petal blight », THE maladie

Il s’agit d’un champignon qui fait pourrir la fleur. C’est une maladie originaire du Japon et qui s’est disséminée partout dans le monde. Aucun endroit n’est épargné. Cette maladie affecte seulement les fleurs. Il n’existe aucun traitement pour l’instant. 

Il n’est pas toujours facile de faire le distinguo entre une fleur abimée par la pluie et une atteinte par le petal blight. Pour l’identifier à coup sûr : enlevez l’extrémité de la feuille et si vous voyez un fin cercle blanc à la base de la fleur, il s’agit du petal blight. Cela commence par une petite tache qui, ensuite, se propage à toute la base de la fleur. 

Camélia, bien le planter, bien le cultiver
Petal Blight ©Didier Hirsch

Il existe aussi le bud blast, une maladie qui attaque le bourgeon. Le responsable, c’est un champignon inoculé par un petit insecte qui pique le bourgeon au mois de juin, provoquant une pourriture.

Les fleurs de camélias sont-elles mellifères ?

Tout à fait. On peut bien le voir à l’automne notamment, pendant la floraison des C. sasanqua. À cette période de l’année, les abeilles se font rares, mais on peut voir des frelons asiatiques venir les butiner. Une « bonne » façon de savoir si vous avez un nid de frelons dans le coin.

Peut-on tailler un camélia ?

Oui, bien sûr. Dès qu’un camélia devient encombrant ou s’il montre des signes de maladie, on peut le tailler. Il va régénérer ses racines et repartir. Taillez évidemment après la floraison.

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