Au Domaine Grosbois : la vigne et la polyculture

Nicolas Gros Bois et ses porcs longué
©Dimitri Kalioris

À Panzoult, “Le Clos du Noyer”, ferme fortifiée du Domaine Grosbois abrite aujourd’hui la dernière génération d’une famille installée là depuis 1793. Nicolas Grosbois nous accueille dans une pièce chaleureuse de par ses murs veloutés de tuffeau, la pierre de la Vallée de la Loire. Un feu crépite dans la grande cheminée où l’on peut encore cuisiner.

Nicolas est vigneron. Il travaille la vigne dans une recherche constante d’équilibre écologique. Pour cela, alors que ce mode de culture avait été abandonné par les générations précédentes sur le domaine de Grosbois, il revient à la polyculture. Alors qu’il y a 3010 fermes usines en France, selon Greenpeace, d’autres choix sont possibles.

La polyculture, pourquoi ?

Le Domaine Grosbois est mené en agroécologie afin de créer un système de production résilient, respectueux de la santé des humains comme des milieux. La polyculture stimule la biodiversité, donne de la force aux sols et devrait, à terme, permettre de parvenir à l’autonomie.

Un lien se crée entre la forêt et les pâturages, traverse les parcelles de vignes et se retranscrit dans les vins.

Pour les humains aussi

Et entre les êtres humains, les liens s’enrichissent, car la polyculture, c’est aussi la polyvalence en termes d’activités, d’intérêts, de connaissances et de relations. Même si chacun va naturellement choisir en fonction de sa sensibilité au maraîchage, à la grande culture ou à l’élevage, tout le monde découvre un ensemble. Nicolas est très satisfait parce que manifestement ça aiguise la curiosité de tout le monde !
 
Nicolas Grosbois Que souhaiter de mieux qu’une équipe qui s’enthousiasme pour des activités diverses ! De ce fait nous avons des salariés qui restent avec nous et des saisonniers qui reviennent chaque année.
Et cela a pour conséquence de créer de vrais liens avec le village aussi. Nos saisonniers sont de toutes les fêtes estivales et plusieurs d’entre eux se sont installés par ici.
Nicolas Grosbois - Vigneron en polyculture et agroécologie
©Dimitri Kalioris

Les vaches, premières arrivées

Nicolas GrosboisPour Sylvain, mon frère, comme pour moi, les vaches, c’est vraiment la ferme ! Nous avons d’abord accueilli des Limousines, mais nous avons renoncé parce qu’elles n’étaient pas très gentilles. Elles donnaient parfois des coups de cornes et nous voulions vraiment des bêtes avec lesquelles avoir une relation douce.

Les Black Angus qui les ont remplacées sont de petits animaux assez joueurs et très calmes. Ils nous connaissent bien, car nous leur rendons visite tous les jours pour leur apporter à manger des légumes ou des céréales qui poussent sur la ferme. Nous prenons le temps de leur parler, de les caresser.

Contrairement aux Limousines, c’est une race très rustique qui ne voit pratiquement pas le vétérinaire et se porte bien lorsqu’on en prend soin.

Nicolas Grosbois et ses vaches - Vigneron en polyculture et agroécologie
©Dimitri Kalioris

Des cochons élevés en forêt

Quelques cochons sont installés dans la forêt dominant le Clos du Noyer au printemps 2021. Ils appartiennent à une race très locale : le porc Longué. Cette race a failli disparaître et sa survie est due au travail d’une poignée de passionnés qui a relancé ce porc emblématique du Saumurois.

Eux aussi connaissent les humains de la ferme et sont toujours prêts à jouer. Ils sont sur des parcelles qu’il faut renouveler régulièrement en les changeant de place. La forêt et ses arbres souffrent lorsqu’ils restent trop longtemps, tant ils sont lourds et labourent le sol.

Domaine Grosbois : les porcs longué en forêt
©Dimitri Kalioris

Poules du Grosbois

Elles peuvent se dégourdir les pattes, les poulettes du Grosbois. Elles font leur vie à l’ombre des grands arbres et dans un espace qui leur assure une bonne vie.

Les poules du domaine Grosbois
©Dimitri Kalioris

Abeilles bienvenues

Au Domaine Grosbois, naturellement, on fait le miel !

Le potager du domaine Grosbois
©Dimitri Kalioris

Un potager fermier

Depuis le Moyen Âge, le jardin potager a été tantôt glorifié et admiré, tantôt déclassé, méprisé et rejeté, pour finalement disparaître, avant de réapparaître sous des formes multiples depuis quelques décennies. Dans les fermes, il est le complément logique d’une organisation autonome.

Les vignes du Domaine Grosbois et la ferme fortifiée
©Dimitri Kalioris

Des vignes et des céréales au Domaine Grosbois

La polyculture est le fait de cultiver différentes espèces de plantes dans une ferme. Elle est généralement associée à l’élevage qui complète la culture céréalière ou même les élevages entre eux, les déchets des animaux servant d’engrais aux plantes, celles-ci pouvant aussi servir de nourriture aux animaux.

Il s’agit donc de développer des fermes autonomes, c’est-à-dire capables de se passer au mieux des achats extérieurs et donc d’éviter certaines vulnérabilités liées aux cours des matières agricoles.

Nicolas Grosbois a donc choisi de cultiver des céréales pour ses animaux en grande culture à côté de ses vignes.

 

Les vignes du Domaine Grosbois
©Dimitri Kalioris

Les vignes de Grosbois

 

60 ares de vignes centenaires préphylloxériques – antérieures à 1863 – servent aujourd’hui de vignes mères dans le cadre de la sélection massale.

La sélection massale consiste en la sélection d’individus aux potentiels génétiques variés parmi une population diversifiée. En l’occurrence, cette parcelle se situe à côté des bâtiments. Ce mode de sélection évite la propagation de maladies et la prolifération des nuisibles qu’on peut trouver lorsque la pauvreté génétique est installée sur des parcelles entières.
Par ailleurs, la complexité des vins s’en trouve accrue.

Une dizaine d’hectares a été plantée à plus haute densité ces 5 dernières années sur lesquels sont menés des essais pour continuer à travailler les modes de cultures, mais aussi bien sûr les arômes.

Les vignes du Domaine Grosbois
Des lavandes pour les abeilles ©Dimitri Kalioris
Les vignes du Domaine Grosbois
Pied mère ©Dimitri Kalioris
Les vignes du Domaine Grosbois : paillage du corridor écologique
Laisser courir la nature ©Dimitri Kalioris
Les vignes du Domaine Grosbois
©Dimitri Kalioris

La continuité en agroécologie

L’agroécologie, ce n’est pas seulement une technique agricole. C’est une manière d’habiter la terre et de la cultiver qui suppose de chercher des équilibres partout et en continu. Dans cet objectif, au Domaine Grosbois, on crée des continuités écologiques. Des chemins sont complètement paillés et laissés libres pour la circulation de la petite faune et le développement d’un sol enrichi.

Découvrez des Chinon d’exception.

Domaine Grosbois et la ferme fortifiée : le chai
©Dimitri Kalioris

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Nicolas Gros Bois et ses porcs longué
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