Que faire au jardin aujourd’hui ?
Une bonne journée pour préparer des purins et décoctions maison ! Récoltez des tiges non fleuries d’ortie et de consoude et préparez vos produits en suivant nos conseils. Au potager, à mi-ombre, semez en place du fenouil, de la coriandre, du cerfeuil et de l’aneth.
Demain, jour feuilles.
Le dicton
C’est vers la Saint-Hippolyte que le raisin change au plus vite.
Bonne fête aux…
Hippolyte, Hippolyne, Hippolitos, Hippolytus, Bénilde, Cassien, Cash, Cass, Cassiane, Cassio, Cassius, Pontien, Radegonde, Radiane, Riowen, Rien, Riom, Rion, Vitalina, Vitaliana
L’INFO
• Alerte aux intoxications végétales •
L’été rime souvent avec promenades dans la nature et cueillettes. Or, cette saison représente un pic d’intoxications par les plantes. Les centres antipoison tirent la sonnette d’alarme.
Chaque année, les centres antipoison français reçoivent près de 10 000 appels liés à des expositions à des plantes toxiques. L’été concentre à lui seul la moitié de ces incidents, avec un pic en août représentant 15% des cas annuels. Dans trois quarts des cas, il s’agit de jeunes enfants ou de personnes ayant des troubles cognitifs, qui ont attrapé des feuilles, fleurs ou baies et les ont portées à la bouche.
Baies trompeusement
Les baies constituent le principal risque estival. En général de couleur rouge ou noire, lorsqu’elles arrivent à maturité, les baies toxiques et comestibles peuvent se ressembler. Parmi les plus dangereuses figure la belladone, aux baies noires luisantes qui ressemblent à de petites cerises. L’ingestion de quelques fruits suffit à provoquer hallucinations, convulsions et coma.

Les morelles, les chèvrefeuilles toxiques et certains sureaux complètent cette liste noire. Le chèvrefeuille à baies noires peut être confondu avec les myrtilles, tandis que le sureau hièble, toxique, se distingue du sureau noir comestible par ses fruits dressés vers le haut.
Feuilles et racines : d’autres pièges
La confusion ne se limite pas aux baies. La digitale pourpre, toxique, voire mortelle, peut être confondue avec de la consoude officinale comestible. De même, la gentiane jaune recherchée pour ses racines peut être prise pour le vératre blanc, hautement toxique.
Les gestes de prévention
Face à ces risques, les experts recommandent de tenir les enfants éloignés des plantes à risque et de ne pas consommer de végétaux en cas de doute. Il est crucial de photographier sa cueillette pour faciliter l’identification en cas d’intoxication et de cesser immédiatement la consommation si le goût paraît inhabituel.
En cas d’intoxication suspectée, contactez immédiatement un centre antipoison ou le 15. Car derrière l’apparente innocence, de la nature se cachent parfois de véritables dangers.
Et le mieux serait que les enfants apprennent à reconnaître les plantes bonnes et moins bonnes !


