Le Jardin des plantes de Saint-Cyprien, dans les Pyrénées-Orientales

© Didier Hirsch

Le département des Pyrénées-Orientales ne compte qu’un seul jardin labellisé Remarquable : le jardin des plantes de Saint-Cyprien, qu’on appelle encore parfois le jardin des Capellans. Dans ce vaste espace, la municipalité n’a pas ménagé ses efforts pour conserver les collections existantes et les enrichir. Elle peut compter notamment sur Valérie Joulin, la responsable du jardin depuis une vingtaine d’années.

Un grand bond dans le temps…

À la fin du XIXe siècle, la famille catalane De Rovira construit un petit château sur le domaine agricole qui lui appartient. La bâtisse, la Villa des Capellans, née de la volonté de Fernand De Rovira, est alors entourée de dépendances liées aux activités nombreuses et diverses de la famille, notamment un élevage de lévriers Barzoï et un autre de chevaux de selle. On y vit alors en quasi autarcie. Le domaine ne se relève pas après la Seconde Guerre mondiale. Il périclite. Un projet naît dans les années 70 : transformer le château en hôtel. C’est à partir de 1997 que la municipalité prend les choses en main, décide de détruire le château et de transformer le domaine en jardin botanique.

©Didier Hirsch
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Jardins d’hier et d’aujourd’hui

Le château d’antan était entouré d’un vaste parc au sol riche des alluvions du fleuve côtier du Roussillon. Dans cette terre souple et fertile sont alors installées (entre 1880 et 1900) de nombreuses plantes exotiques sélectionnées par le botaniste Charles Naudin, notamment des graines de cocotier du Chili (Jubaea chilensis) et des dizaines d’autres espèces rares.

En 1997, la municipalité de Saint-Cyprien fait appel à l’architecte Pierre Bertran de Balanda pour aménager le nouveau jardin… en réhabilitant l’ancien tout en sauvegardant les arbres plus que centenaires. Le terrain était dans un sale état, envahi par les broussailles, les ronces. On imagine le travail qu’il a fallu avant l’ouverture du jardin au public en 2023. Le botaniste Guy Joulin, est chargé par l’architecte de l’étiquetage des plantes. Valérie, l’épouse de Guy, est depuis une vingtaine d’années la responsable de ce jardin. Elle veille au bien-être des plus anciens pensionnaires et à la bonne santé des petits nouveaux, le tout sur 5 hectares ! Si vous le pouvez, suivez une de ses visites guidées, un régal pour en apprendre plus sur l’histoire et le présent du jardin. En 2022, les efforts de toux ceux qui se sont mobilisés pour la renaissance du jardin de Saint-Cyprien voient leurs efforts récompensés par l’attribution du label Jardin Remarquable.

©Didier Hirsch
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Le jardin de Saint-Cyprien demain…

Et les aménagements, créations, plantations se poursuivent ! C’est au tour d’un verger de voir le jour. Il est notamment planté d’asiminiers (Asiminia triloba), pistachiers (Pistachia vera), goyavier du Brésil (Acca sellowiana), d’agrumes, cerisiers de Cayenne (Eugenia uniflora)… Et du côté des arbres et arbustes d’ornement, ce sont des érythrines, des grévilléas, des arbres-bouteilles… qui viennent compléter la large palette végétale. Une des plus belles collections du jardin est, pour nous, celle des palmiers (35 espèces). Si vous ne savez pas à quoi ressemble un cocotier du Chili, vous pourrez y voir trois sujets, avant de partir à la recherche des palmiers bleus du Mexique (Brahea armata), des palmiers à jupons (Washingtonia robusta, W. filifera)…

Infos pratiques

Jardin des plantes de Saint-Cyprien, Rue Verdi, 66750 Saint-Cyprien. Ouvert tous les jours sauf le lundi après-midi (horaires de fermeture variables selon la saison). Visite guidée par Valérie Joulin, le mercredi matin, de juin à septembre (2 € en plus du tarif d’entrée de 3 €).

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