Comment cultiver le haricot coco de Paimpol

Willy Mobilo

Le coco de Paimpol est un cas ! Il a permis à une partie de la population bretonne de ne pas crever de faim pendant la Seconde Guerre mondiale. C’est le premier légume frais à avoir obtenu une AOC (Appellation d’origine contrôlée). Et il n’est pas compliqué à faire pousser.

La culture du coco du Paimpol

Semis : au soleil, en mai, quand la terre est bien réchauffée. Deux méthodes possibles : le semis en poquet (5 ou 6 graines tous les 40 cm) ou le semis en lignes (graines espacées de 20 cm). Si vous cultivez plusieurs rangs, comptez 70 cm d’espacement entre les rangs. N’arrosez pas après le semis, attendez la levée, arrosez ensuite. Le semis est possible jusqu’à fin juin pour une récolte de début août à fin octobre, après environ 90 jours de pousse. Les gousses sont jaune pâle, marbrées de violets.

Vous pouvez le semer en climat chaud et sec (bon, en arrosant quand même) ou en climat frais et humide (genre la Bretagne, hein ?)

Pensez à désherber de temps à autre et à arroser itou.

Si vous ne les consommez pas de suite après la récolte, n’hésitez pas à les congeler, après les avoir écossés.

©Jodi Hinds
©Jodi Hinds

Une production artisanale… et récente

Comme tous les autres haricots, le coco de Paimpol est originaire d’Amérique du Sud. C’est un marin, Claude Le Diaoul, surnommé “Coco le coco” en raison de ses opinions politiques, qui le rapporte dans ses bagages en 1926 et le sème dans son jardin. Mais il faut attendre plusieurs décennies pour que ce haricot demi-sec trouve sa place dans les cultures maraîchères. En 1998, le coco de Paimpol se voit attribuer l’AOC (Appellation d’Origine contrôlée). Il est cultivé sur 85 communes, entre Paimpol et Tréguier, dans les Côtes-d’Armor. La récolte annuelle s’établit autour de 6000 tonnes par an.

Plumeurs et plumeuses en action

C’est le nom donné à ceux et celles qui récoltent manuellement les précieuses gousses d’une quinzaine de cm en moyenne. La récolte mécanique n’est pas possible, les cocos étant trop solidement attachés au plant ! Plumeurs et plumeuses arrachent les plants avant de sélectionner les plus belles gousses, celles que vous achèterez le lendemain sur les marchés. Normalement, ces graines contiennent 7 à 8 graines.

Mais qu’a-t-il de plus ce coco-là ?

Sa saveur qui rappelle un peu la noisette. Son fondant et son moelleux. Sa saveur inimitable dans les salades ou les plats chauds en accompagnement de viande rouge ou blanche. Essayez-le chaud avec des lardons et des oignons frais ou non, c’est un régal ! Il peut aussi remplacer sans souci les haricots lingots dans les cassoulets ! Miam ! Avec du poivron et de la tomate, c’est délicieux aussi.

Comment bien cuire le coco de Paimpol congelé ?

Versez les cocos dans de l’eau froide. Ne salez surtout pas ! Le sel fait disparaître un peu de fondant. Cuisez le temps d’obtenir le fondant souhaité. Salez un peu en fin de cuisson.

©Willy Mobilo
©Willy Mobilo

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