Les cuscutes sont de vraies saloperies de plantes parasites. En zones tropicales, elles sont capables de recouvrir totalement un arbre ou plusieurs ! Sous nos latitudes, la Grande cuscute s’attaque notamment aux champs de luzerne, mais les potagers ne sont pas épargnés. Et pas facile de s’en débarrasser…

Un peu, beaucoup, à la folie

Avant d’aller un peu plus loin, deux expériences personnelles. La première, dans le jardin de mon papa, où une de ces diableries avait élu domicile sur des… pétunias. Le temps d’observer, de nous renseigner (plusieurs jours d’accord, mais on avait une excuse, c’était les vacances), d’autres s’étaient installées dans les jardinières. Éradication immédiate. Seconde expérience : lors de voyages en zones tropicales (Pacifique, océan Indien), j’ai vu des zones entières d’arbres recouverts d’une toile filamenteuse jaune orangé. Au point de ne plus arriver à distinguer l’espèce-hôte. Vision d’horreur ! Et là, impossible d’intervenir évidemment…

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Vampirella, vermicelle du diable, filet de Dieu…

La famille des cuscutes compte 170 espèces parmi lesquelles la Cuscuta europaea dite La Grande cuscute. Elle appartient à la grande famille des Convolvulacées où l’on trouve également les ipomées (volubilis, patate douce), mais aussi les liserons sympas (comme le liseron de Mauritanie)  et l’enquiquineur du jardin (Convolvulus arvensis surnommé le boyau du diable). Les convolvulacées s’accrochent à des supports, s’enroulent, font de la gym aérienne… Ce sont des parasites épiphytes.

©yogesh_more

Comment vit une cuscute ?

Uniquement aux dépens des autres plantes… Une vraie parasite ! Pas de racines, pas de chlorophylle, pas de feuilles (réduites à l’état d’écailles invisibles, parce qu’incolores !), mais tout plein d’haustoriums qu’on appelle aussi suçoirs intracellulaires. En clair, la cuscute plante ses suçoirs dans les tissus de la plante-hôte pour pomper l’eau et les nutriments dont elle a besoin. 

Mode de reproduction : elle produit des fruits minuscules qui, une fois tombés à terre et germés, ont une à deux semaines pour trouver une nouvelle victime. On pourrait se dire qu’elle a donc de bonnes chances de ne pas y parvenir… Mais chaque tige de cette saleté produit entre 2000 et 3000 graines ! Et comme dans un cauchemar, les graines sont capables de rester une dizaine d’années tapies dans le sol, attendant l’occasion de germer. 

Comment s’en débarrasser ?

La luzerne, le lin, la betterave sucrière figurent parmi les habitats favoris de la Grande cuscute. Quand elle s’installe dans un champ, les agriculteurs ne doivent pas cultiver de plante-hôte pendant plusieurs années de suite. 

Dans nos jardins, elle peut s’installer sur certains légumes (aubergines, tomates, pommes de terre, carottes) et plantes d’ornement (dahlias, pétunias, bignone…). L’ortie et la matricaire sont également des mets de choix. Si vous la repérez, pas de pitié. Traquez les filaments, brûlez-les. Ne les jetez évidemment pas au compost. Ensuite, surveillez attentivement votre potager ou vos massifs.  

 

 

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