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Et le Prix Saint-Fiacre 2020 est attribué à….

Un jury composé de journalistes et d’amoureux du jardin a décerné le prix Saint-Fiacre 2020, le Prix Saint-Fiacre Jeunesse et son Coup de cœur. Ce prix récompense le meilleur ouvrage publié sur le jardin et le jardinage. Voici le lauréat, les autres prix et les ouvrages qui figuraient dans la sélection finale. 

Mon petit potager bio

Prix Saint-Fiacre 2020

Mon petit potager bio sur 15 m², d’Arthur Motté

Par Jean-François Coffin. ,« Si chacun d’entre nous cultivait ses propres légumes, nous pourrions tous travailler à un monde meilleur », nous dit Arthur, 18 ans, au début de son ouvrage. Sur 15 m2, il cultive son jardin en nous faisant partager toutes les astuces pour le réussir. Le déclic a été la rencontre avec un vieux monsieur, Alphonse, qui lui a enseigné la « magie du jardinage ». Son livre nous explique comment faire du semis à la récolte, le tout inspiré de la permaculture. L’ouvrage est très bien structuré.

Arthur aborde aussi bien comment démarrer un potager, les outils à utiliser, ce qu’est l’écosystème, ce qu’il faut faire selon les saisons, lutter contre les ravageurs et mauvaises herbes. Il a rédigé plus de vingt fiches-conseils pour chacun de ses légumes préférés, de la carotte à la fraise, en passant par l’ail ou le haricot. Et il termine par des recettes originales telles les chips de courgettes ou les câpres de capucines. « Partager ma passion du jardinage est un acte militant », affirme Arthur. Acte réussi avec son livre, car si vous n’êtes pas un grand spécialiste du potager, le livre d’Arthur vous aidera à réussir le vôtre, et en bio ! 

Ulmer Éditions, 120 pages, 14,95 €.

C'est mon arbre

Prix Saint Fiacre Jeunesse 2020

“C’est MON arbre’, d’Olivier Tallec

Par Marie-Aline Prévost. « C’est MON arbre et ce sont MES pommes de pin ». Il ne pense vraiment qu’à son arbre, cet écureuil qui jardine ! Et sa passion tourne à l’obsession, celle de protéger son trésor de la convoitise des autres… comme tous les enfants et les plus grands ! L’air de rien, cette histoire amusante donne à réfléchir sur la possession et la richesse. Et la nature dans tout ça ? Comme l’arbre, elle est belle et nous enrichit, mais au lieu de vouloir « la posséder », ne ferions-nous pas mieux de la partager ?

Collection Pastel, L’École des loisirs, 12,50 €.

Bras le goût du jardin

Coup de cœur du jury

“Bras. Le goût du jardin”, de Cindy Chapelle et Yannik Fourié

Par Marie-Claude Eyraud. Bras père et fils, Michel et Sébastien, sont deux chefs cuisiniers français d’exception présentés dans ce livre. Les photos, juste sublimes, et les descriptions des plantes nous plongent dans un univers esthétique, gustatif, olfactif et instructif qui éblouissent nos pupilles et subliment nos papilles. La mise en scène de cet ouvrage est l’histoire d’une famille et d’un jardin situé au cœur de l’Aubrac, où une exploration et une dégustation proposent les goûts et les senteurs cuisinés principalement sur la base de récoltes personnelles dans le restaurant des Bras, le Suquet.

Enrichi au fil du temps, ce jardin familial est devenu le réceptacle de plantes remarquables, de boutures, de semences et de rhizomes dénichés sur le terroir au cours de voyages autour du monde et présentés en photo avec une fiche signalétique précieuse. Ces trouvailles culinaires gardées secrètes sont des trésors répartis en serres, où la famille et toute son équipe élaborent, dès le matin avec dévotion, la composition et la création d’une table d’exception par la cueillette de fraîcheurs et de senteurs de ces plantes, cultivées en  terre aveyronnaise.

Plume de Carottes, 49 €.

 

Les autres ouvrages sélectionnés

Ruches refuges

Ruches refuges, de Céline Locqueville

Par Patrick Glémas. L’abeille a totalement perdu son statut d’animal sauvage et libre, même s’il existe encore quelques colonies qui nichent au creux des arbres. L’invention de la ruche à cadres ou ruche Dadant, à la fin du XIXe siècle, marque le début de l’apiculture intensive. Elle est contestée par l’abbé Émile Warré qui voit le cadre comme une des principales causes des maladies. Céline Tocqueville pointe aussi du doigt les effets néfastes de la sélection génétique, de l’insémination artificielle et de l’élevage « industriel » des reines. Les abeilles mellifères sont aujourd’hui fragilisées par l’exploitation de l’homme. 

L’abeille reste pourtant une indispensable pollinisatrice qui féconde les fleurs et assure presque toutes les productions fruitières et légumières. L’auteur, dans un plaidoyer passionnant, prône la création de ruches dont le miel ne sera pas prélevé, ou alors un ou deux pots pour le plaisir, afin que les abeilles puissent naturellement faire leur « travail ». Car le plus beau cadeau qu’elle nous offre, c’est la pollinisation et non le miel !

Céline Tocqueville présente également les moyens de redonner aux abeilles leur statut d’animal sauvage et de restaurer leur diversité génétique. Elle propose, en particulier, la construction de ruches refuges ou « ruche rebelle sans récolte de miel » avec des matériaux naturels. Un livre riche, original, à contre-courant, qui se lit d’une seule traite. Libérons, enfin, les abeilles et laissons-les vivre leur vie !

Ulmer Éditions, 160 pages, 19,90 €.

 

 

Jardins de paix

Jardins de paix, sous la direction de Michel Racine, photos Christine Bastin et Jacques Evrard

Par Christiane Rivallin. Cet ouvrage richement documenté et illustré offre un regard nouveau sur les cimetières militaires conçus comme des jardins paysagés, créés pour honorer les combattants des première et seconde guerres mondiales. En contemplant ces monuments funéraires, véritables œuvres d’art, on éprouve une émotion intense en imaginant ces milliers de personnes qui ont donné leurs vies pour un idéal.

De la Butte du Lion à Waterloo (Belgique), au parc du Mémorial de la paix à Hiroshima (Japon), du Mémorial national du Canada à Vimy (Pas-de-Calais), du cimetière du Bois à Stockholm (Suède) au fabuleux Anneau de Mémoire de Notre-Dame-de-Lorette à Ablain-Saint-Nazaire (Pas-de-Calais)… J’ai été touchée par cette géométrie rigoureuse, cette égalité de traitement des hommes morts au combat, cette sobriété des inscriptions sans distinction de classes, dans le respect des différentes croyances.

Ces cimetières s’inscrivent dans un cadre paysager souvent de toute beauté, en communion avec la nature environnante. Ces lieux sacrés ont été conçus par d’illustres architectes paysagistes tels que Philippe Prost, Charles Henry Holden, Edward Luytens, John Russell Pope et Robert Tischler…. Leurs dimensions multiculturelle et multiconfessionnelle permettent à ces lieux chargés de mémoire de transmettre un message de tolérance et de sagesse.

Fonds Mercator, 224 pages, 34,95 €.

Domaine du Rayol
Actes Sud

Le Domaine du Rayol, oser les Méditerranées, de Jean-Philippe Grillet et Gilles Clément

Par Jocelyne Devedjian. Un superbe voyage, sensible, botanique et paysager, de deux érudits, sur l’histoire et l’avenir de ce fragment de Riviera, sur la corniche des Maures, entre le cap Nègre et Cavalaire, presque invisible de la mer… Façonné pendant plus d’un siècle, par les Courmes et les Potez, riches industriels et grands voyageurs. Le domaine est sauvé, en 1989, d’une urbanisation galopante par l’homme de lettres Jean-Philippe Grillet, qui est alors responsable du Conservatoire du littoral en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Le site revisité par Gilles Clément a retrouvé son esprit des lieux. Car pour le paysagiste tout donne sens…

Il en est ainsi des friches et vestiges, des couleurs et textures, des restanques, des villas Belle Époque et Art déco, de ce qui fut une station climatique, un domaine agricole et un jardin d’acclimatation… La superbe exubérance de ses essences locales et ses spécimens importés sont autant de signes d’un renouveau prometteur et non le témoin d’abandon… comme les précieuses observations de Pierre Victor Halary, jardinier des années 1920, retrouvées dans un cahier d’écolier !

Après de lointaines expéditions et de nombreux échanges scientifiques et botaniques sont nés de nouveaux jardins, inspirés des Canaries, de Nouvelle-Zélande, d’Australie, d’Afrique et d’Amérique du Sud. Cette alchimie subtile avec pour dénominateur commun ce climat méditerranéen où l’eau est rare, le feu menace, transforme ces jardins « voyageurs » en perpétuel mouvement, en de véritables laboratoires.

Actes Sud, 256 pages, 39 €.

Chers jardinsChers jardins, quand la passion mène à la ruine, de Patrick Masure

 

Par Christiane Rivallin. Ces chers jardins, comme on dirait chers amis, paraissent être des lieux agréables où il fait bon se promener, ou l’on se sent bien. Seulement, chers, c’est ici très onéreux, voire ruineux. Patrick Masure, propriétaire des jardins de la Javelière, nous dévoile au fil des pages la démesure des investissements réalisés par dix passionnés de jardins, « les parcomanes ». Chacun à son époque, ils ont investi des fortunes colossales, se sont endettés et, le plus souvent, sont morts dans la misère pour que leur jardin soit le plus fastueux, le plus merveilleux, en un mot : l’Eden ! 

Nous connaissons la réalisation des projets de certains : le cardinal Hippolyte d’Este et ses somptueuses fontaines ou Beaumarchais, qui rêvait d’édifier l’habitation la plus fastueuse et la plus moderne de la capitale, et demanda à l’architecte de saupoudrer le parc de temples, de ruines, pont et autres cénotaphes. Cette folie lui coûta l’équivalent de 18 millions d’euros !

Mais la « parcomanie » ne s’arrête pas aux constructions. On y trouve un épisode de spéculation sur un bulbe qui engendra la Tulipomania ainsi que les folies botaniques d’Ellen Willmott qui engloutirent son héritage. À ce jour, il existe un décorateur et « parcomane » avéré, Jacques Garcia, qui a su redonner vie au château et aux jardins de Champ de Bataille en dépensant beaucoup, mais sans se ruiner, du moins pas encore ! 

Delachaux & Niestlé, 208 pages, 32 €.

L’arbre dans tous ses états, de Georges Feterman

Par Isabelle Morand. Président de l’association A.R.B.R.E.S qui labellise, en France métropolitaine et ultra-marine, les arbres remarquables, Georges Feterman consacre son dernier livre aux arbres et aux paysages qui les entourent. Il joue avec les mots et les expressions (Tiers état, état stationnaire, état providence…) pour nous livrer, pour nous raconter les arbres remarquables, indissociables de l’histoire, de leur région, de notre patrimoine culturel et bien sûr des êtres humains.

Pour lui, « le vrai bonheur c’est de découvrir des arbres, et de rencontrer les gens qui vont avec ». Sa passion nous entraîne partout, du catalpa de la maison de Chateaubriand (Châtenay-Malabry) aux immenses pins de Hanau (Moselle), en passant par le robinier de Saint-Hilaire-la-Palud (Deux-Sèvres). Les arbres étonnent, entre autres, par leur capacité à se « réparer » en formant des écorces dévoreuses en réaction à une blessure. 

Delachaux & Niestlé, 240 pages, 29,90 €.

Un potager au naturelUn potager au naturel, zéro traitement grâce aux petites bêtes, de Blaise Leclerc, photos Jean-Jacques Raynal

 

Par Christian Ledeux. Blaise Leclerc, agronome et jardinier promeut depuis plus de 35 ans l’agriculture biologique chez lui et à travers les stages qu’il anime et les multiples ouvrages qu’il a écrits. Il collabore régulièrement à la revue « Les 4 saisons ». Dans ce nouveau livre, il se félicite de l’interdiction de l’usage des produits chimiques de synthèse, et va même jusqu’au bannissement des préparations bio. Pour pallier leur absence totale, l’auteur partage ses secrets pour se passer de traitements, en particulier, en laissant faire les petites bêtes présentes au jardin.

Dans ce changement de paradigme, le rendement ne doit plus être un objectif, mais d’ailleurs, n’est-ce pas une notion sans intérêt pour un potager d’amateur qui, même s’il vise à l’autosuffisance d’une famille, n’est en rien comparable à une exploitation professionnelle ? Le jardinier doit apprendre à perdre un peu de ses récoltes pour laisser les « indésirables » se nourrir. Et, avec un peu d’expérience et d’observations, il est invité à établir chez lui un écosystème vertueux dans lequel animaux et végétaux pourront trouver chacun leur juste place. Le dernier chapitre de l’ouvrage présente une revue de détail des bestioles les plus communes dans leur lieu de vie habituel, une excellente manière pour les connaître et les accepter. 

Larousse, 144 pages, 12,90 €.

L'oasis de Simon HureauL’Oasis, de Simon Hureau 

 

Par Rosenn Lepage. La démission de Nicolas Hulot a été le déclencheur de cet album. Simon Hureau, auteur de carnets de voyage et de BD de fiction, s’est décidé à agir. « La biodiversité, c’est l’affaire de tous. Nous pouvons tous agir et moi, le premier ! » songe-t-il. Et le voilà qui nous raconte en dessins sensibles son aventure familiale : l’achat de la maison, le grand jardin, les premiers travaux dans le jardin… Des premières plantations au compostage, des oiseaux qui s’installent aux escargots qui grignotent les salades…

Simon nous fait participer à la transformation de son jardin en paradis de biodiversité. Il dessine les oiseaux, les papillons, les insectes qui peu à peu conquièrent son territoire… et le plan de son jardin au fur et à mesure des années. Et à le voir ainsi en images, cela ne semble pas si compliqué. Alors, délectons-nous de ses aventures savoureusement pédagogiques et retroussons, nous aussi, nos manches pour sauver la planète !

Éditions Dargaud, 116 pages, 19,99 €. 

Secrets de jardinsSecrets de jardins, d’Anne Lascoux, illustrations Yukiko Noritake

 

Par Marie-Aline Prévost. En feuilletant ce « grand » livre, on se laisse embarquer dans des histoires inspirées, où le jardin, les plantes, les légumes ou fruits sont des personnages tout comme le jardinier. Mon préféré ? La soupe au caillou, qui plonge en enfance, mais conduit, in fine, à plein de sagesse. Le style est poétique, les mots simples, agencés parfois en tournures énigmatiques, intriguent ou maintiennent le suspens. Notre imaginaire se laisse très vite mener dans un tour du monde, en lecture pour soi tout seul ou à partager à haute voix, par ses invitations à voyager immobile… si précieuses en ce moment !

Albin Michel, 192 pages, 22,90 €. 

 

 

Imagine un jardin, d’Hélène Druvert

Par Marie-Aline Prévost. Je me suis fait prendre dans l’épuisette à papillons de l’auteur. Elle nous mène par le bout du nez dans les pas de son jeune héros. C’est un papillon qu’il suit à travers les pages dévorées au laser de ce livre qui constituent, peu à peu les cintres d’un théâtre végétal enchanteur où vivent des animaux, des plantes, des petites bêtes…

Éditions Gautier-Languereau, 32 pages, 19,95 €.

 

 

Petite araignée jolie cherche maison fleurie, de Sissi Scarlett, illustrations Sylvia Dupuis

 

Par Jocelyne Devedjian. Une petite araignée, tombée d’un amour-en-cage, cherche un nouvel abri et nous entraîne dans l’étrange abécédaire végétal de Sissi Scarlett, magnifié par le pinceau poétique et gracieux de Sylvia Dupuis… Au fil de ses déambulations, la petite intrépide devra faire le bon choix, parmi 26 plantes, séductrices, connues, rares et parfois dangereuses, qui jalonnent discrètement nos balades.

Si elle n’a rien à craindre de la plante à bisous, aux fleurs en forme de lèvres pulpeuses, de l’épiaire laineuse, comestible et médicinale, ou de la toute-Bonne au parfum vanillé, de la reine-de-la-nuit, qui n’en vit qu’une, et du ylang-ylang… Elle pourra être effrayée par l’orchidée en forme d’homme pendu, et l’orchidée Dracula, à la tête de vampire ! Mais elle devra fuir très loin les redoutables carnivores, comme la dionée attrape-mouche, aux racines toxiques, l’ultriculaire et la Sandersonia dite « lanterne chinoise » tout aussi dangereuse.Au-delà du parcours ludique, le message en filigrane de ce binôme créatif, concerne petits et grands…

Hatier jeunesse, 18,50 €.

 

Les solutions de biocontrôle pour soigner les plantes du jardin, de Jérôme Julien

Par Patrick Glémas. Depuis le 1er janvier 2019, le jardinier ne peut plus faire appel qu’à des solutions alternatives ou de biocontrôle pour protéger son jardin des maladies et des ravageurs. L’auteur, spécialiste de la protection des végétaux, fait un point complet des méthodes et des solutions disponibles. Il rappelle que l’enjeu, aujourd’hui, est de ramener les méfaits des organismes nuisibles à un niveau acceptable. Son principe repose sur la gestion des équilibres des populations d’agresseurs des plantes de nos jardins plutôt que sur leur élimination totale.

Plus facile à dire qu’à faire, surtout quand le climat, qui n’est pas intégré dans les solutions proposées, s’en mêle, comme en 2020 avec une invasion de limaces que le phosphate ferrique n’a pas pu limiter efficacement… Reste que ce livre présente les méthodes de biocontrôle disponibles, à la fois préventives et curatives, que sont les méthodes culturales, le piégeage, la lutte biologique avec des auxiliaires, l’utilisation de phéromones et les substances naturelles.

L’auteur propose ensuite, plante par plante, les solutions utilisables pour obtenir le résultat escompté par le jardinier en matière de légumes, de fruits, d’arbres, d’arbustes, des rosiers, de fleurs annuelles et de plantes vivaces. Un inventaire complet bienvenu, accompagné de conseils pratiques, même si certains s’avèrent parfois un peu trop théoriques et optimistes.

Ulmer Éditions, 192 pages, 19,90 €.

  

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