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Nature, plantes et bien-être : le souci

Souci - Calendula officinalis
©Walter-Bichler

Piqué.e, brûlé.e ? Pas de souci ! Enfin si, optez pour Calendula officinalis, nom latin de cette fleur commune dans nos jardins. Rayon de soleil, cette astéracée est une plante herbacée annuelle qui fleurit de la mi-printemps aux premières gelées et nous comble de ces bienfaits. Son nom latin, Calendula vient du latin Calende, le premier jour du mois, car chaque début de mois le souci peut être en fleur.

Souci - Calendula officinalisLe souci est une espèce annuelle originaire du bassin méditerranéen, largement cultivée à la fois comme plante d’ornement et comme plante médicinale. Elle mesure 30 à 50 cm de haut, porte fièrement ses fleurs éclatantes, est couverte d’un fin duvet et se comporte parfois en vivace lorsque l’hiver est doux.

Un souci facile à cultiver – et le seul auquel on accorde le droit de se ressemer abondamment, ce dont il ne se prive pas. On sème ou plante Calendula officinalis contrairement à Calendula arvensis qui pousse spontanément dans les champs et fait de plus petites fleurs, elle n’est pas sauvage. Comme le tournesol, sa fleur suit la course du soleil.

Un soin pour le potager

Au jardin, rapprochez-le de la bourrache et de la camomille, mais pas des capucines. Il a un effet répulsif pour les mouches blanches et les pucerons quand la capucine les attire et les rassemble. Ses racines améliorent la structure du sol, tout en l’assainissant. Ceci est bon à savoir, car il est utile au potager. Toutefois, comme il est assez sensible à l’oïdium, prenez garde à ne pas le planter à côté des légumes très sensibles également, sauf si vous irriguez avec des Ollas ou un goutte-à-goutte ou que vous n’arrosez que le matin en évitant consciencieusement les feuilles. C’est aussi une plante mellifère qui attire les pollinisateurs.

Le souci, plante médicinale

Souci - Calendula officinalis
©myriam-zilles – Unsplash

L’utilisation médicinale du souci est très ancienne. Il est présent dans le capitulaire de Villis (Capitulare de Villis vel curtis imperii), un manuscrit écrit sous le règne de Charlemagne, dans lequel la culture d’espèces potagères ou médicinales dans les jardins royaux est étudiée et recommandée. Il a été publié pour la première fois par Hermann Conring, une première édition en 1647, une seconde en 1655, à la suite des lettres du pape Léon III, d’après le manuscrit qui était alors conservé dans la bibliothèque de Helmstadt.

Hildegarde de Bingen, religieuse et herboriste du 11e siècle, mentionne les vertus du souci pour le soin de la peau : « un homme dont la tête est « squameuse » détachera la partie molle du lard, il détachera aussi la couenne, jettera le tout et gardera le dur qu’il pillera avec le souci dans un mortier ; il s’en enduira la tête et les squames tomberont et sa tête redeviendra belle ». Sa recette a été abandonnée, mais les vertus pour la peau restent d’actualité !

De multiples propriétés

Les propriétés anti-inflammatoires , antiseptiques, cicatrisantes et fongicides du souci en font un allié précieux pour la peau et les muqueuses.

Le souci entre dans la composition de nombreux cosmétiques et de préparations pharmaceutiques sous des formes diverses : huile, dentifrice, shampooing, savon, pommades ou teinture mère. Sa fleur s’utilise sèche ou fraîche. Il se conserve dans l’alcool pour donner une teinture mère.

Sous forme de baume, il soigne les gerçures de l’hiver comme de l’allaitement, l’érythème fessier des nourrissons et toutes les inflammations cutanées. Vous pouvez également l’utiliser si vous avez du psoriasis ou de l’eczéma. Pour les ados, il lutte contre l’acné et les verrues. Enfin, il inhibe la croissance de l’herpès.

Ses bienfaits contre les mycoses et les verrues sont plus efficaces en cataplasme de fleurs fraîches.

En infusion ou en teinture mère, il est utile pour lutter contre l’inflammation des muqueuses digestives et aide à décongestionner la lymphe.

Souci - Calendula officinalis
©Marina Pershina – Pixabay
Préparer un cataplasme : piler les fleurs fraîches au mortier et les appliquer sur l'endroit à traiter.
Préparer une infusion : compter 1 cuillerée à soupe rase de fleurs sèches pour un mug d'eau. Faire frémir l'eau puis couper le feu et laisser infuser une dizaine de minutes. Filtrer. Boire 1 à 3 mugs par jour.
La teinture mère : faire une cure d'une semaine à raison de 30 gouttes dans un verre d'eau, 3 fois par jour.
Préparer un macérat solaire : remplir un bocal de fleurs fraîches. Les couvrir d'huile d'olive. Fermer le bocal avec une gaze et le placer au soleil chaque jour pendant 30 jours. Filtrer. Appliquer sur les parties à traiter. Pour le conserver, verser l'huile dans un flacon teinté et placer à l'abri de la lumière. Il se conservera un an, pas plus !

L’utilisation des plantes pour se soigner doit se faire en demandant préalablement conseil à un médecin, pharmacien ou herboriste. Les femmes enceintes ou allaitantes, les personnes atteintes de maladies chroniques et graves ou prenant des médicaments, doivent consulter un médecin avant de faire de l’automédication.

Du souci en cuisineCuisinière

Facile et délicieux, les boutons de soucis préparés et à utiliser comme des câpres.

Boutons de soucis au vinaigre

Pour un bocal, comptez 3/4 d’eau pour 1/4 de vinaigre de cidre et 1 cuillerée à café de miel pour 150 ml d’eau. Cueillez les boutons à la fraîche. Remplissez un bocal en laissant la place pour les couvrir du liquide. Portez à ébullition l’eau, le vinaigre et le miel et versez immédiatement sur les boutons jusqu’au bord. Fermez aussitôt. Laissez refroidir, puis conservez au frais.

Dico (Larousse)

  • Anti-inflammatoire : utilisé dans le traitement local de l’inflammation.
  • Antiseptique : utilisé pour lutter contre les germes de la peau et des muqueuses.
  • Cicatrisant : favorisant la cicatrisation des plaies cutanées
  • Fongicide : détruit les champignons pathogènes responsables de mycoses.
  • Muqueuse : membrane tapissant la totalité du tube digestif (de la bouche au rectum), l’appareil respiratoire, l’appareil urinaire, les appareils génitaux masculin et féminin ainsi que la face postérieure des paupières et la face antérieure du globe oculaire (conjonctive).
 Sources : 
Le guide de la phytothérapie au quotidien - Karine Jacquemard (naturopathe-herbaliste) - Rustica Éditions
Plantes aromatiques et médicinales  du jardin - Alain Soubre - Artémis éditions
Osons la fleur dans nos assiettes - Pauline Dominicy
Plantes sauvages comestibles - Nat Sinob - Éditions Mosaïque-santé
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