Vers la boutique d’Hortus Focus

Quelles plantes grimpantes pour quelle exposition ?

Quelles grimpantes pour quelle exposition
allou

Avant de planter des plantes grimpantes, posez-vous LA question ? Où les installer dans mon jardin ? Car de la bonne exposition, dépend le succès de votre plantation… 

Plantes grimpantes pour l’Ouest

Bignone ‘Mme Galen’ (Campsis tagliabuana)

Obtenue en 1889 à Montpellier, cette bignone est très florifère. Ses grosses trompettes orange vif se succèdent tout l’été, voire jusqu’au début de l’automne. Le feuillage est caduc. Cet arbuste a besoin de beaucoup de soleil pour bien fleurir. À planter en sol sec, même rocailleux et même calcaire. Si vous avez du remblai au pied du mur de votre maison, décaissez un peu et plantez cette bignone rustique. Elle s’y plaira plutôt bien.

©terra24
©terra24

Elle s’accroche toute seule grâce aux murs comme le lierre. ‘Mme Galen’ a tendance à se réveiller assez tard au printemps. N’hésitez pas à la tailler court en mars avril pour stimuler la croissance de jeunes branches et la nettoyer de ses branches mortes. Au vu de son développement, pas facile de la marier avec un autre végétal. Ça vaut le coup d’essayer de l’associer avec un jasmin à floraison hivernale mais l’affaire n’est pas gagnée…

Wisteria floribunda
©Michel VIARD

Clematis viticella

C’est une clématite très costaud, rustique qui produit d’innombrables petites fleurs de juin- juillet à septembre-octobre. L’espèce type produit des fleurs bleu – violet. Elle aime les terrains secs, se cultive sans aucun souci, y compris dans les jardins du Midi. À la sortie de l’hiver, taillez une branche sur deux à 30 cm du sol. Vous pouvez sans problème la maintenir à 2 ou 3 sur un grillage ou la laisser se développer à sa guise dans un arbre ou sur une pergola.

Jasmin
©Tri-Eun

Glycine du Japon (Wisteria floribunda)

Les glycines ont la réputation de pouvoir nous enterrer… C’est vrai ! Vous avez sans doute déjà vu des glycines plus que centenaire, comme celles des jardins de Claude Monet à Giverny. La glycine de Chine et celle du Japon sont vraiment des increvables. J’ai une tendresse pour la Japonaise qui développe des très longues grappes parfumées pouvant atteindre 1 m de long, voire plus pour la variété ‘Macrobotrys’. Quand vous la plantez, donnez-lui une structure très solide à escalader, car les années passant, elle pèse vraiment très lourd. En cours de saison, après floraison, vous pouvez raccourcir ses tiges qui partent un peu partout (surtout s’il pleut…)

©bigbizu

Jasmin officinal (Jasminum officinalis)

Cette plante grimpante est parfaitement adaptée à une plantation à l’Ouest. Je l’ai gardé en super santé pendant des années chez moi… Jusqu’au jour où elle s’est embrouillée avec une passiflore qui a profité des vacances pour l’étrangler (véridique !). Pas de raison de se priver du parfum du jasmin officinal, puisqu’il pousse bien chez nous. Installez-le proche de la maison (ou en pot sur une terrasse) pour profiter de son parfum unique.

Si elle se plaît, la plante va beaucoup fleurir en juin et de façon plus clairsemée jusqu’en septembre (au nord de la Loire en tout cas). C’est le plus rustique des jasmins, il peut supporter un bon -10°C sur une période pas trop longue. Si vous paillez bien son pied, il sortira vainqueur du gel. Vous n’aurez qu’à nettoyer les rameaux morts à la sortie de l’hiver et il repartira de plus belle. Hauteur : de 3 à 5 m. Le feuillage tient souvent jusqu’en décembre et peut même persister dans les régions les plus chaudes.

Rosier grimpant ‘Pierre de Ronsard’

La star aime l’ouest (mais aussi le sud-est, et le sud-ouest), moins le sud car ses fleurs y tiennent moins bien. Avec son look de rose ancienne, ce rosier (créé par Meilland en 1986) est une valeur sûre qu’on voit dans de nombreux jardins. C’est mérité ! Ce n’est pas le parfum léger qui fait son charme pour moi mais ses fleurs pleines, ses pétales bien serrés, son rose si doux. Il ne monte pas haut ce qui permet d’avoir nombre de ses fleurs à portée de regard. Seul bémol (pour moi) : après une bonne pluie, les fleurs ont parfois bien du malà relever la tête, dommage…

Rosier Pierre de Ronsard
©Isabelle Morand

Cap au Sud

passiflore
passiflore © miraswonderland

Fleur de la passion (Passiflore caerulea)

Une force de la nature, et c’est vraiment peu dire… Quand elle se plaît dans un jardin, vous avez intérêt à l’aimer aussi, car elle est capable de prendre ses aises de façon éhontée ! La domestiquer demande une attention constante. Il faut canaliser son énergie, ne pas hésiter à couper ses tiges très envahissantes et qui s’accrochent partout.

Pensez aussi à surveiller les semis car Mme se reproduit rapidement. Peut-être vous ai-je passé l’envie d’en avoir une ? J’espère bien que non car la floraison de cette passiflore super rustique est un bonheur permanent pendant de longs mois. Les fleurs complexes, étonnantes sont suivis de fruits orange totalement immangeables au nord de la Loire.

Plantes grimpantes : fremotodendron
©Michel VIARD

Le jasmin étoilé (Trachelospermum jasminoides)

Si vous êtes un fan de l’émission “Silence, ça pousse”, vous devez connaître par cœur le jasmin étoilé que plante souvent Stéphane Marie dans ses célèbres “Pas de panique”. Il faut dire que parmi les plantes grimpantes, le jasmin étoilé fait partie des plus faciles à vivre. Son feuillage est persistant, il fleurit généreusement en été, il sent très bon et sa souche tient bien le froid. Vous pouvez le laisser faire son foufou en jetant ses tiges un peu partout, ou le guider sur un treillage, car il ne sait pas s’accrocher tout seul.

Frémontodendron (Fremotodendron californicum)

Lui, je l’ai eu au jardin mais j’ai du m’en débarrasser au bout de quelques années, la faute aux milliers de poils irritants présents au revers des feuilles. Je regrette mon frémontodendron pourtant. Pour sa croissance rapide, ses grosses fleurs printanières jaunes et mellifères (les pollinisateurs s’en régalent). Cet arbuste aime les terrains secs, neutre ou alcalin, même sablonneux (d’ailleurs, il pousse super bien en bord de mer). Hauteur : 4 à 5 m. N’oubliez pas de mettre des gants longs avant toute manipulation pour éviter de vous gratter pendant des heures.

Plantes grimpantes : Trachelospermum
©Isabelle Morand

Akébie à 5 feuilles (Akebia quinata)

Sans doute ma chouchoute dans cette catégorie. Elle se débrouille vite toute seul, la seule intervention consiste à limiter sa vigueur si besoin. Sa floraison printanière, précoce, est une merveille. Les centaines de petites fleurs exhalent un parfum sucré. Le feuillage est vert franc. On la donne comme belle à l’ouest, sans doute mais dans mon jardin, elle a été plantée au sud, pour garnir un grillage et elle s’en sort très bien ! Au sud certes mais j’ai protégé son pied avec des vivaces pour lui apporter un peu de cette fraîcheur qu’elle apprécie. Au printemps, je lui offre une bonne pelletée de terreau de feuilles, ça suffit à faire son bonheur.

Plantes grimpantes : Akebia quinata - Hortus Focus
©Igaguri_1

Les plantes grimpantes pour l’est

Le chèvrefeuille des bois (Lonicera periclymenum)

Très commun sous nos latitudes, cette espèce de chèvrefeuille aime les sols riches, humifères, frais et cette exposition particulière à l’est. Attention à l’oïdium s’il fait sec en été. La floraison de mai à juillet est parfumée. Raccourcissez les rameaux après la floraison.

Plantes grimpantes : Ampelopsis
©Olivier Vanpé / Wikipedia

Houblon vivace (Humulus lupulus)

Il ne faut pas le confondre avec Humulus japonicus, le houblon cultivé en annuelle. Le houblon vivace aime les endroits humides (mais pas l’eau stagnante) et humifères. Fiche complète ICI.

Plantes grimpantes : Lonicera periclymenum -
©Kamila Kozioł

Vigne vierge à fruits bleus ‘Elegans’ (Ampelopsis brevipedunculata)

Le feuillage de cette variété, caduc, est re-mar-qua-ble-ment beau : les jeunes pousses sont roses et blanches. Plus tard en saison, le feuillage est vert, crème et rose. La floraison plutôt discrète est suivie de baies qui passent du blanc verdâtre au bleu. Les oiseaux en raffolent. L’exposition est lui convient parfaitement car cette vigne vierge n’aime pas le soleil ardent. Elle n’apprécie pas trop non plus les vents desséchants. À planter dans un sol humifère, riche et drainé et à guider sur un solide support.

Plantes grimpantes : humulus lupulus
©gutaper

Pour le nord

Plantes grimpantes : Moulin de la Soulier
Moulin de la Soulier ©Isabelle Morand

Schizophragma (S. hydrangeoides)

Impeccable pour garnir une façade au nord. Il pousse vite, fleurit en grandes inflorescences plates constituées de grandes bractées blanches au centre desquelles s’épanouissent de toutes petites fleurs blanc crème. Parfumée, en plus ! Seuls enquiquinements à connaître : l’appétit des limaces pour les jeunes pousses et une fragilité prouvée aux gelées printanières. Autrement, c’est vraiment une valeur sûre !

Lierre (Hedera helix)

On râle souvent après le caractère envahissant du lierre mais peu nombreux sont les végétaux qui s’accommodent parfaitement d’une exposition au nord. Au nord, le lierre peut se balader et former un chouette couvre-sol, ou grimper comme vous le voulez. À petites ou grandes feuilles, uniformément vert ou panaché, le feuillage est persistant. Quant à la rusticité, pas de souci, – 25°C ça ne lui fait même pas peur. En plantant du lierre (ou en le laissant s’implanter), vous faites du bien à la biodiversité. Les oiseaux se régalent de ses fruits et certains, comme le troglodyte mignon ou le rouge-gorge, aiment y nicher.

Plantes grimpantes : Schizophragma hydrangeoides
Schizophragma hydrangeoides. ©C. Basset
close

Inscrivez-vous
pour recevoir [Brin d'info]

dans votre boîte de réception,
chaque semaine.

Nous n’envoyons pas de messages indésirables ! Lisez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Quelles grimpantes pour quelle exposition
Share via
Copy link
Powered by Social Snap