Comment cultiver les fraisiers

Marina07

Petits et grands, on aime tous les fraises (sauf les allergiques, malheureusement). Mais si vous voulez de belles récoltes, évitez les maladies qui gâtent les fruits, les fraisiers doivent être plantés et entretenus dans les règles. Voici nos conseils pour bien acheter et cultiver les fraisiers.

Quand planter les fraisiers ?

Pour une fois, on ne va pas vous dire, « plantez au printemps / plantez à ‘l’automne », car les fraisiers peuvent être plantés toute l’année… hors, néanmoins, période de gel et de canicule. Il reste que septembre est tout de même le mois idéal : il fait encore chaud, mais pas trop et surtout on peut s’attendre à quelques pluies bénéfiques aux plantations.

©kzenon
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Gariguette ©Sophie BENARD
Gariguette ©Sophie BENARD

Cultiver les fraisiers. Remontants ou non remontants ?

Les fraisiers non remontants doivent abondamment à une seule période de l’année, au printemps. Il existe des variétés plus ou moins précoces. ‘Gariguette’ est la première à arriver sur les marchés et dans nos jardins à partir de la mi-mai. Sa récolte s’achève vers la mi-juin. Autres variétés non remontantes : ‘Gigantella’, ‘Brighton’, ‘Sengana’, ‘Mme Moutot’, ‘Ciflorette, ‘Blanche Ananas’, ‘Cigaline’…

Les fraisiers remontants commencent à donner plus tard dans la saison, mais ils ne s’arrêtent de produire qu’en septembre (voire octobre). Parmi les variétés les plus productives et régulières : ‘Reine des Vallées’, Gento’, ‘Charlotte’, Mara des Bois’, ‘Ostara’, ‘Saveurs des bois’…

Plants ou racines nues ?

Pour les plants : ils s’achètent quasiment à longueur d’année. Si vous ne les replantez pas tout de suite, n’oubliez pas de les arroser. La terre des godets sèche vite.

Pour les racines nues : ça coûte beaucoup moins cher, surtout si vous rêvez d’une grande fraiseraie. En revanche, vous n’en trouverez pas partout en vente et surtout, il faut les planter dès que vous les recevez. Si la plantation n’est pas possible immédiatement, il faut absolument les conserver dans leur emballage dans un endroit frais. Et là, vous pouvez faire appel à votre réfrigérateur pour quelques jours.

©serezniy
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©Iryna Boiko
©Iryna Boiko
©LeoMalsam
©LeoMalsam

Où et comment cultiver les fraisiers au jardin

1-Choisir le bon endroit : les fraisiers ont besoin de beaucoup de soleil. Le potager est donc parfait pour eux, mais vous pouvez aussi les installer en bordure de massifs.

2-Le bon sol : ils aiment un sol humifère et fertile, ce sont de gros gourmands. Pas de terrain gorgé d’eau ! Nous vous conseillons de travailler le sol bien avant la plantation : désherbez parfaitement la parcelle, apportez un peu de compost, griffez en surface pour l’incorporer.

3-Avec un cordeau, tracez une ou des lignes (1 par variété si besoin).

4-Faites tremper les godets dans une bassine pour bien les réhydrater. Pendant ce temps, creusez des trous d’environ 3 fois le volume du godet.

5-Installez les plants, rebouchez, tassez bien, arrosez.

6-Paillez ! C’est indispensable pour garder la fraîcheur au pied et éviter les adventices, les fraisiers détestent les intrus. Et le paillage permet de garder les fruits propres.

La plantation des fraisiers en racines nues

1 et 2 lire ci-dessus.

3- Coupez un peu les racines avant de les praliner.

4-Faites un trou d’environ 20 cm en tout sens.

5- Installez le plant à racines nues surtout sans enterrer le collet.

6- Paillez.

Plantation en pots ou en jardinières

L’avantage avec ces petits fruits rouges, c’est leur adaptabilité. Ils se cultivent très bien dans des contenants très divers. Chez mon frère, dans la Drôme, la « fraiseraie » est en partie installée dans une vieille gouttière percée, accrochée sur un solide grillage. Très pratique pour ne rater aucune fraise mûre et récolter facilement !

Cultiver les fraisiers dans des tours et des jarres à fraisiers est tout indiqué pour les petits espaces. Choisissez des variétés remontantes (‘Reine des Vallées’, ‘Mara des Bois’…)

©NCAImages
©NCAImages

Bon à savoir : le fraisier ‘Mount Everest’ est grimpant ou retombant. Vous pouvez le guider sur un tipi ou le laisser tomber d’une suspension. Perso, j’ai eu du mal à le conserver (je ne sais pas pourquoi…)

L’entretien des fraisiers

Rien de très compliqué au programme, mais quelques gestes sont indispensables.

L’arrosage régulier après la plantation et pendant l’été s’il fait très sec. Les fraisiers aiment l’eau.

Un paillage à changer, renouveler si besoin. Ou à remettre en place si les oiseaux viennent fouillasser dedans.

©Isabelle Morand
©Isabelle Morand

En parlant d’oiseaux… Eux aussi aiment les fraises et ne se gênent pas pour venir rapiner. Une seule solution : installez un filet sur vos plants.

Les stolons (les fines tiges qui partent des rosiers pour faire des bébés). Coupez-les si vous ne voulez pas que les pieds s’épuisent à les produire. Gardez-en quelques-uns qui vous permettront après sevrage du pied mère (en septembre) et repiquage d’avoir de nouveaux plants gratos.

Chaque printemps, apportez du compost dans la fraiseraie.

©Karnauhov
©Karnauhov

Ennemis et maladies

Pour éviter les déceptions, surtout si vous débutez, achetez des fraisiers peu sensibles ou exempts de maladies : ‘Charlotte’ (la fraise préférée des enfants, dit-on), ‘Mara des bois’, ‘Maestro’, ‘Magnum’, ‘Nova Gento’…

Mais cela ne suffit pas… N’oubliez pas que les limaces et les escargots sont gourmands eux aussi. À chacun ses armes : pièges à bière, paire de ciseaux, danse du feu, produit anti-limaces, incantations chamaniques…

Ce qui guette toutes les variétés, c’est l’apparition du botrytys, autrement dit cette fichue pourriture grise qui peut ruiner une récolte. Si on annonce un gros orage, le mieux c’est d’installer des petits tunnels pour protéger les fraisiers, mais c’est fastidieux.

Et les fraises blanches, alors ?

À l’origine, les fraises étaient blanches. Elles sont passées au rouge grâce aux hybridations qui ont suivi le croisement naturel de Fragaria chiloensis (fraise blanche du Chili) et Fragaria virginiana (fraisier trouvé au Québec et rapporté par Jacques Cartier).

©Discovod
©Discovod

La fraise blanche continue d’être cultivée au Japon où chaque fruit vaut entre 8 et 10 euros ! Voir ICI notre article sur cette fraise de luxe.

La fraise ananas qu’on peut cultiver chez nous présente une chair et un épiderme blancs (la peau est toutefois ponctuée de pépins rouges).

Pourquoi est-on allergique aux fraises ?

La fraise est un aliment histaminolibérateur. En clair, sa consommation provoque la libération d’histamine qui provoque de l’urticaire, de l’asthme, des problèmes digestifs ou respiratoires, un œdème de Quincke (gonflement sous-cutané qui obstrue le système respiratoire, touche la langue, la gorge) qui nécessitent une prise en charge la plus rapide possible par les services d’urgence.

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