On confond souvent garrigue et maquis, mais les végétations de ces zones ne sont pas les mêmes. Plongeon dans le maquis (on plongera dans la garrigue un autre jour).
C’est quoi le maquis ?
Il s’agit d’une formation végétale résultat de la dégradation de la forêt méditerranéenne constituée de chênes-lièges poussant sur des sols siliceux ou acides. C’est une végétation typiquement méditerranéenne. Le massif des Maures, le massif de l’Esterel, les îles d’Hyères (Porquerolles, Port-Cros, Bagaud et Levant), une partie de la Corse (20%) et des Pyrénées-Orientales sont couverts d’une végétation de maquis, composée d’arbustes hauts, de sous-arbrisseaux. Les zones de maquis non débroussaillées sont souvent inextricables.
Quelle est l’origine du mot maquis ?
« Maquis, nom masculin. XVIIIe siècle. Emprunté du corse « macchia », de même sens, lui-même tiré de l’italien « macchia », « tache » puis « sorte de fourré ».
Cette formation végétale étant très difficile à pénétrer, le maquis est entré dans le langage commun (le maquis de la procédure). Pendant la Seconde Guerre mondiale se popularise l’expression « prendre le maquis » pour expliquer la fuite des résistants et des opposants vers des lieux difficiles d’accès. Mais les maquis du Vercors, du Limousin, de l’Ain… ne sont pas peuplés évidemment d’une végétation méditerranéenne.
Les plantes-emblèmes du maquis
Pour nombre de ces plantes, vous pouvez consulter nos fiches.
Romarin (Rosmarinus officinalis)
Arbousier (Arbutus unedo)
Bruyère arborescente (Erica arborea)
Début mars, les collines du massif des Maures et d’ailleurs s’ornent de grandes et larges taches blanches. Ces arbustes de maquis peuvent atteindre 2 à 3 m de haut et sont couverts de fleurs blanches.


Ciste de Montpellier (Cistus monspeliensis)
Ciste à feuilles de sauge (Cistus salviifolius)
Ciste ladanifère (Cistus latanier)
Ciste blanc ou ciste cotonneux (Cistus albidus)
Lavande papillon (Lavandula stoechas)
Toutes les autres espèces de lavande refusent de pousser dans le maquis !

Myrte (Myrtus communis)
Cet arbuste peut vivre des dizaines d’années (jusqu’à 300 dit-on). On peut l’utiliser pour former des haies. Le feuillage est aromatique. Le myrte fleurit de juin à septembre. Les baies qui suivent sont bleues et comestibles.
Filaire à feuilles étroites (Phillyrea angustifolia)
Le feuillage est persistant, étroit. Son port est très dense. Vous pouvez l’installer en haie, mais aussi le tailler très facilement, y compris en boule. La floraison très discrète est suivie de fruits appréciés des oiseaux.

Immortelle (Helichrysum italicum)
Pistachier lentisque (Pistacia lentiscus)
Olivier (Olea europea)
Viorne-tin (Viburnum tinus)
Chêne-liège (Quercus suber)
L’espèce dont on fait les bouchons ! Il pousse uniquement en sol acide. C’est un champion de la résistance à la sécheresse.
Chêne vert (Quercus ilex)
Ses feuilles ressemblent à celle du houx, d’où son nom latin. Feuillage persistant. Comme il résiste bien aux incendies, il est souvent utilisé comme espèce de reboisement.

Calycotome épineux (Calycotome spinosa)
Il pique ! Attention aux doigts quand vous touchez ou frôlez cet arbuste qu’on appelle aussi le cytise épineux. La floraison jaune d’or est superbe.
Pin parasol (Pinus pinea)
Sa silhouette correspond vraiment à son nom vernaculaire. Mais seulement quand il est adulte. Petit, il est plutôt de forme conique. Il n’est pas super rustique (-7°C). Il produit les fameux pignons qu’on utilise en cuisine.

Bruyère à balais (Erica scoparia)
Une vedette de la garrigue. Floraison verdâtre qui peut passer inaperçue. Très bonne tolérance à la sécheresse et au froid (-15°C)

