Cléopâtre, ses recettes naturelles de beauté (allez, on s’accroche !)

Anastasiia Smyrnova

Ah ! Cléopâtre ! Ses amours, son nez, sa beauté légendaire… Figurez-vous qu’en 2007, des fragments d’un papyrus grec d’Égypte baptisé le Kosmetikon et daté du 1er siècle après Jésus-Christ recensent des recettes de beauté utilisées par la reine égyptienne. Leur traduction révèle des ingrédients parfois étranges… 

Recette de Cléopâtre pour fortifier les cheveux

Mélangez bien de l’huile de lin, de l’huile de sésame, de l’huile essentielle de ciste ladanifère, de myrrhe, de nard de l’Himalaya. Mettez dans un flacon à conserver à l’abri de la chaleur et de la lumière. Appliquez quelques gouttes avant le shampoing (un peu comme on le fait raie par raie avec les teintures d’aujourd’hui), frottez puis laissez agir 15 min avant de passer au shampooing. On trouve aussi une recette à base de feuilles de chou séchées pour lutter contre l’alopécie. 

Masque pour le visage

Mélangez du raisin vert, riche en antioxydants et du miel pour hydrater la peau en profondeur. 

Des bains au lait d’ânesse ?

C’est ce que dit la légende… et tout le monde peut penser à Monica Bellucci et à son bain dans le film Astérix et Obélix Mission Cléopâtre. Tsss, tsss, tsss… Selon toute vraisemblance, ce n’est pas Cléopâtre qui était une habituée des bains au lait d’ânesse, mais plutôt Poppée, l’épouse de Néron, mais comme on ne prête qu’aux riches…

Autres recettes signées Cléopâtre

La reine portait – a priori – une grande attention à sa chevelure. Dans les fragments du papyrus, on trouve des recettes pour noircir les cheveux, les faire pousser. S’y trouvent également des remèdes contre la teigne ou des problèmes dermatologiques. 

Côté ingrédients, certains semblent tout à fait farfelus à notre époque. Qui aurait envie d’intégrer dans ses recettes de beauté des excréments de souris ou des dents de cheval ? 

Cléopâtre, une reine savante ?

D’autres traités sont attribués à la reine d’Égypte sur la gynécologie, l’alchimie, la métrologie… D’après le philosophe Plutarque, elle était polyglotte et s’intéressait de près aux sciences. De là à écrire elle-même ces traités… Plus vraisemblablement, médecins et autres scientifiques de l’époque se sont chargés de rédiger des papyrus sur le traitement des fièvres ou les soins de la peau au quotidien. Quant au traité évoquant la libido hors-norme de Cléopatre, des études ont prouvé qu’il s’agissait d’un faux !

L’hommage de Lucius Cassius Dio (c. 165 – c. 235) 

“C’était une femme d’une beauté incomparable, et à cette époque, lorsqu’elle était dans la fleur de l’âge, elle était des plus frappantes ; elle possédait aussi une voix des plus charmantes et savait comment se rendre agréable à tout le monde. Brillante à regarder et à écouter, avec le pouvoir de subjuguer tout le monde, même un homme amoureux déjà dépassé, elle pensa qu’il serait conforme à son rôle de rencontrer César, et elle reposa sur sa beauté toutes ses prétentions au trône (…) C’est pourquoi, pour être admise en sa présence, et après avoir obtenu la permission, elle se para et s’embellit de manière à apparaître devant lui sous l’apparence la plus majestueuse et en même temps la plus pitoyable… »

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