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Tuto : comment diviser et rempoter une succulente

Isabelle Morand

Frugale, peu exigeante, une succulente a tout de même besoin d’un minimum d’attention. Diviser et rempoter se pratique idéalement après la floraison, mais on peut également intervenir au début du printemps, tous les deux ou trois ans.

©Isabelle Morand

Tuto dans la vidéo ci-dessus. Avec Franck Poly, spécialiste des succulentes, pépinière Sempervivum & Cie. La plante : Sempervivum arachnoideum ‘Kronenbourg Park’

Ce qu’il vous faut

  • Un pot un peu plus grand, troué au fond.
  • Billes d’argile, graviers, pouzzolane… bref, de quoi drainer le fond du pot.
  • De la terre de jardin ou un mélange tout prêt “spécial cactées”.
  • Facultatif (pour le dessus du pot) : de la pouzzolane fine granulométrie, des petits graviers blancs ou colorés.

Comment bien diviser 

  • Sortez délicatement la plante de son pot. Enlevez toutes les parties sèches, moches. 
  • Commencez par séparer les petits bébés de leur maman (ils ne vous en voudront pas, au contraire, ça s’appelle de l’émancipation !). Mettez-les de côté pour les installer dans des tout petits pots.
  • Éclatez la touffe en faisant attention aux racines. 

Comment rempoter une succulente

  • Placez du matériau drainant dans le fond du pot.
  • Versez sur quelques centimètres du terreau tout prêt ou votre mélange maison (terreau + terre de jardin)
  • Installez Mme la Succulente, le collet à 1 cm, 1, 5 cm au-dessus du pot. Comblez avec le mélange. Arrosez, le substrat va se tasser un peu avec l’arrosage. Ajoutez un peu de substrat si besoin.
  • N’oubliez pas les bébés, plantez-les chacun dans un petit pot ou à plusieurs dans une vasque par exemple. 

La touche finale !

Pour l’esthétique, mais aussi pour limiter la pousse des mauvaises herbes et l’humidité au pied de la plante, vous pouvez cerner habiller la surface du pot de petits graviers colorés ou de pouzzolane très fine. Ce paillage minéral est aussi joli qu’utile. 

Quelques espèces présentes en France

  • S. arachnoideum : joubarbe toile d’araignée. On l’appelle aussi le voile de la mariée. Les “toiles d’araignées” lui servent à retenir l’humidité. Fleurs rose vif à rose soutenu. Pousse jusqu’à 3000 m d’altitude en milieu acide. 
  • S. tectorum : barbe de Jupiter ou joubarbe des toits. Elle est citée dans le capitulaire De Villis. Elle a hérité son surnom de joubarbe des toits, car on en plantait jadis sur les chaumières pour les protéger des sorcières… et de la foudre ! 
  • S. grandiflorum : la joubarbe à grandes fleurs (jaune vif). Feuilles à curieuse odeur de résine plus ou moins prononcée. 
  • S. calcareum : jourbarbe du calcaire. Elle se niche dans des rochers des montagnes européennes, et plus particulièrement en Suisse, en Espagne et en Italie. Fleurs de couleur claire. Devient totalement pourpre en fin de saison. On en trouve dans le Vercors. 
  • S. montanum : la joubarbe des montagnes. Pousse à l’état naturel dans les Pyrénées et les Alpes, entre 1500 et 3000 m d’altitude. 

 

Les conseils du pépiniériste Frank Poly pour entretenir les joubarbes, c’est PAR ICI !

"Lien

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