Pommiers d’ornement, nos variétés préférées

Les pommiers d'ornement
Martina Simonazzi

Les pommiers d’ornement ou pommiers à fleurs peuvent être plantés dans les petits ou les grands jardins. Les variétés naines se plaisent dans un grand bac sur une terrasse. Les fruits de ces Malus ne sont pas très intéressants en cuisine, mais côté déco, ils assurent le spectacle en automne et en hiver.

6 raisons de planter des pommiers d’ornement

  • Les espèces et variétés sont si nombreuses que vous pouvez en trouver, quel que soit l’espace dont vous disposez.
  • La floraison en mai est une merveille. Et elle est mellifère pour le plus grand bonheur des abeilles, des bourdons 
  • La fructification abondante, bien colorée, égaye le jardin en hiver et peut aussi nourrir les oiseaux affamés. 
  • Leur rusticité à toute épreuve.
  • Leur intégration facile dans une haie gourmande en compagnie d’aubépines et de lilas par exemple. 
  • Leur bon caractère !
Polliers d'ornement
©Éric Lenoir (Le Flérial)

Pommiers d’ornement – Fiche de culture

  • Famille : Rosacées.
  • Nom latin : Malus.
  • Feuillage : caduc.
  • Exposition : au soleil de préférence, surtout pour les pommiers à feuillage pourpre. 
  • Sol : ordinaire, frais, drainé. 
  • Plantation : toute l’année quand ils sont vendus en conteneur. 
  • Arrosage : à suivre la première année.
  • Paillage : oui pour conserver la fraîcheur.
  • Taille : absolument pas nécessaire. Contentez-vous de couper les branches mortes, celles qui vous gênent et celles qui se croisent sur l’arbuste. Intervenez en fin d’hiver de préférence. 
  • Rusticité : excellente.
  • Maladies possibles : feu bactérien, tavelure, chlorose, oïdium, moniliose.
  • Précautions à prendre : plantez-le à l’abri des vents forts (et vous pouvez même installer un tuteur à la plantation). À la campagne, entourez le pied d’un grillage pour bloquer l’appétit des lapins. 
  • Culture en pot possible ? Oui, pour les quelques formes naines comme ‘Pom’Zai’.
  • Bon à savoir : les variétés sont autofertiles, mais la proximité d’un pommier à fruits peut être appréciable. Et la présence d’un pommier à fleurs améliore la pollinisation de pommier à fruits.

Des pommiers d’ornement pour tous les goûts

‘Evereste’, la star

La floraison printanière est toujours spectaculaire en fleurs blanches simples. Petits fruits rouges tachés d’orange qui persistent jusqu’en décembre. L’arbuste conserve des dimensions raisonnables : 4 m de haut et 3 m d’étalement.  

Pommiers d'ornement
©Fotolinchen

Cette variété a été créée en 1978 par l’INRAE, elle est le résultat d’un croisement entre un M. floribunda et un M. pumila.

Pommiers d'ornement
©Isabelle Morand

‘Pom’Zai’ est la forme naine de ‘Evereste’. Vous pouvez le planter en bac sur une terrasse.

Les pommiers d'ornement
©PcTurner71

‘Golden Hornet’, à fruits jaunes

Il peut rester arbuste (4 m environ) ou devenir un petit arbre (entre 5 et 7 m de haut). Les boutons roses sont ravissants et éclosent en fleurs blanches. Les fruits jaunes, gros comme des cerises, sont innombrables et restent longtemps sur l’arbre.

‘Indian Magic’ tout rouge

Fleurs blanches au printemps et fruits rouges en forme de petites olives. Ce qui est remarquable chez ce pommier, c’est son feuillage : pourpre au printemps, vert en été, doré à l’automne. Le port est très souple. Il ne dépasse pas 2,5 m après 10 ans au jardin.

‘Red Jewel’, des fruits rouge brillant

C’est l’une des variétés les plus décoratives en hiver. Elle a été obtenue en 1901 aux États-Unis. Les petites pommes ressemblent à s’y méprendre à des petites cerises.

‘Comtesse de Paris’, et ‘Diable rouge’, deux créations Hennebelle

C’est le pépiniériste Jean-Pierre Hennebelle qui a obtenu ces deux variétés. Le premier fleurit blanc et produit des quantités de fruits jaunes en automne. Le second fleurit rouge et ses fruits automnaux sont rouges.

Pommier d'ornement
©Le jardin d'Entéoûlet

‘Yellow Siberian’, des « cerises » toutes jaunes ! 

Sur cette variété, les fruits sont un peu plus gros que la moyenne. L’arbuste est vigoureux et bien ramifié. Boutons rosés et fleurs blanches. 

Les pommiers d'ornement
©Martina Simonazzi

Malus floribunda

Fin avril – début mai, il se couvre de fleurs simples qui s’ouvrent rose pâle avant de passer au blanc. Ce pommier dont l’origine est supposée japonaise serait un hybride du Malus sieboldii très prisé au Japon. Les fruits sont jaunes teintés d’orange. La variété ‘Coccinella’ qui en est issue épanouit des fleurs rose tyrien.

‘Royalty’, spectacle à rallonge

On guette sa floraison, car ce coquin sait se faire désirer. Les boutons restent… boutons pendant environ deux semaines avant d’éclore couleur rubis. Chez lui d’ailleurs tout est rouge pourpre, le feuillage printanier comme automnal. Une merveille !

Pommiers d'ornement
©Shi Zhao

‘Red Obelisk’ se passe de taille

Il a tout pour plaire aussi : des boutons rouges puis des fleurs roses, des fruits en forme d’olivette à l’automne (elles peuvent rester accrochées tout l’hiver si les oiseaux n’en font pas leur pitance). Il est très résistant aux maladies et ne dépasse pas 5 m de haut au bout de 10 ans.

Pommiers d'ornement
©David J. Stang

Malus toringo sargentii ‘Tina’ pour les bacs

Tout plein de petites fleurs blanches et parfumées suivies de tout plein de petits fruits bien rouges. Silhouette japonisante.

‘Adirondack’ parfait pour les petits jardins

Les boutons sont rose-carmin, les fleurs blanches à épanouissement. Les fruits sont orange (ça change !). L’arbuste se « tient » bien, son port est érigé et il est donc tout indiqué pour les petits jardins, mais aussi pour la culture en grands bacs. 

Pommiers d'ornement
©Leslie Seaton

Malus trilobata, mon chouchou absolu !

Depuis que je l’ai admiré au Bois Marquis, le jardin de Christian Peyron, j’avoue qu’il est passé en tête du peloton de mes Malus préférés ! D’abord pour son feuillage particulier, trilobé, qui ressemble beaucoup à celui d’un érable champêtre. En septembre-octobre, il se couvre de petits fruits jaunes.

Chez Christian, l’arbre a pris de très belles proportions. Il trône en isolé et ça lui va bien !

Pommiers d'ornement
©Isabelle Morand

Ces variétés sont sensibles aux maladies 

Jean-Lin Lebrun produit des pommiers d’ornement dans sa pépinière Mela Rosa. Il met en garde contre certaines fragilités de certaines variétés…

Tavelure : ‘Brandy Wine’, ‘Cheap’s Weeping’, ‘Indian Magic’.

Feu bactérien : ‘Red Jewel’, ‘Crittenden’, ‘Silver Moon’, ‘White Angel’.

Alternance : ‘Red Jewel’, ‘Silver Moon’ 

Il a également recensé quelques variétés bien résistantes aux diverses maladies parmi lesquelles ‘Prairie Fire’ et ‘Baugène’.

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