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Fertîles : la rage d’agir vient de l’intérieur !

Fertîle en transition

Fertîles a été pensé pour des personnes pleinement conscientes de l’ampleur, de la temporalité, de la gravité et de l’urgence des crises qui arrivent. Elles se forment afin d’acquérir les outils, la légitimité, le réseau et l’énergie pour agir et faire basculer le monde. Il leur appartient d’aller chercher en elles-mêmes « la rage d’agir ».  Changer le monde, ça demande de l’énergie et de la méthode !

"Qu'est-ce qu'un homme révolté ? Un homme qui dit non. Mais s’il refuse, il ne renonce pas : c’est aussi un homme qui dit oui, dès son premier mouvement.[...]  il y a dans toute révolte une adhésion à part entière et instantanée de l’homme à une certaine part de lui-même. " 
Albert Camus - L'homme révolté

Qui suis-je ?

Je m’appelle Armonia Pierantozzi. J’ai 34 ans. Je suis Italienne, installée en France depuis 8 ans. J’ai toujours travaillé dans l’économie sociale et solidaire. Pendant deux ans, j’ai développé un réseau de centres de formation dans une quinzaine de pays. J’ai vécu au sein de collectifs et dans des lieux en transition. J’ai contribué à la fondation de Fertîles en 2019.

En quelques mots, ça, c’est moi.

Armonia Pierantozzi - Fertîle
Armonia Pierantozzi - Fertîle - ©Dimitri Kalioris

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Qu’est-ce que Fertîles ?

La Bascule
“Renforcer la coopération de collectifs autonomes partageant l’ADN basculeurs et la détermination à basculer vers un modèle de société résilient et respectueux du Vivant”

Potager en permaculture
Potager en permaculture ©aurelienantoine
Transition

Fertîles, ça a démarré en 2019

Tout a commencé avec la Bascule, en 2019. Ce mouvement de lobbying citoyen en faveur de la transition ou devrais-je dire des transitions a rassemblé pendant un an une centaine de militants dans une caserne désaffectée, à Pontivy en centre Bretagne. Le mouvement avait été impulsé, entre autres, par Maxime de Rostolan.

Nous étions là pour changer le monde !

Nous n’avons pas changé le monde. En revanche, nous nous sommes changés beaucoup nous-mêmes, plus que ce à quoi nous nous attendions.

Pendant ces 9 mois, nous avons été formés à la gouvernance partagée par l’Université du Nous. Nous nous sommes approprié cette méthode, ce processus et nous l’avons mâché dans tous les sens pour inventer notre propre gouvernance.

Des dizaines d’intervenants inspirants sont passés : des maires, des militants, des dirigeants d’entreprise, c’était extrêmement varié et passionnant.

Il y avait trois mots d’ordre :

  • bien sûr, la transition écologique,
  • mais aussi, la transition démocratique,
  • et nécessairement, la transition sociale.

Le constat de départ était qu’il y a beaucoup de mouvements, beaucoup d’initiatives, mais que ça ne bascule pas encore. Notre rêve était d’amorcer la bascule grâce à la réunion de toutes nos énergies. Il fallait donc créer les instruments pour accélérer le processus !
C’est dans les trois dimensions de la transition que Fertîles s’inscrit.

Cette période assez magique s’est terminée fin novembre 2019 parce qu’on devait rendre les lieux.

Et à partir de là, nous nous sommes divisés en groupes-projets et nous sommes devenus un archipel de projets et Fertîles est l’une des îles de cet archipel. C’est la raison du chapeau sur le i !

Pour agir, il faut être outillé

Avec Fertîles, nous avons voulu permettre au plus grand nombre de revivre l’expérience que nous avions tellement aimée.

Et dans cette expérience, il y avait trois éléments clés qu’on retrouve dans nos formations et qui sont vraiment nos piliers :

  • D’abord, c’est vivre autrement. Nous sommes convaincus que la bascule doit se faire rapidement et que le fait de vivre en immersion est un vrai accélérateur. Nous y croyons d’autant plus fortement que nous l’avons nous-mêmes expérimenté. Tous les fondateurs de Fertîles ont vécu cela via La Bascule. Donc les formations Fertîles, ça se passe dans des lieux qui eux-mêmes portent et incarnent la transition et le monde que nous voulons voir.
    La première formation a eu lieu au Bouchot qui est une ferme en agroécologie en Sologne. À l’été 2021, la formation a eu lieu dans le Parc des Cévennes.
Stagiaires - Fertîle
Fertîles - Ferme Le Bouchot ©Fertîles
Stagiaires - Fertîle
Ferme Le Bouchot © Fertîles
  • Puis, c’est coopérer autrement. Il suffit d’imaginer aujourd’hui comme il est parfois difficile d’organiser des vacances entre copains. Alors, quand on parle d’urgence et d’enjeux majeurs, on se retrouve face aux égos. Coopérer, ça s’apprend. Les participants doivent accepter de rentrer dans cette posture apprenante de coopération. C’est un voyage du je au nous qui passe par un alignement avec soi-même, mais aussi par la compréhension des dynamiques de groupe. Dans nos formations, nous travaillons l’intelligence collective.
Stagiaires - Fertîles
Ferme Le Bouchot © Fertîles
  • Enfin, c’est s’engager autrement. Mais attention, Fertîles n’est pas un centre de développement personnel. Ça fait partie du chemin, mais ce n’est pas du tout le but. De même, les écogestes ne sont pas une finalité, mais un point de départ pour une réflexion et une action plus vastes.
    Chaque artisan Fertîles (participant) est un vecteur d’impact et de démultiplication : il essaime. On n’est pas là juste pour s’aligner avec nous-mêmes, mais pour agir.

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La transition,
pour vous, c’est quoi ?

Foret
©Bjorn-Andreas-Broman

Sa conviction concernant la crise de l’Humain, Armonia la partage avec Baptiste Morizot qui  écrit…

La crise écologique systémique qui est la nôtre est aussi une crise de la sensibilité au vivant. J’entends par là l’appauvrissement des mots, des capacités à percevoir, des émotions et des relations que nous pouvons tisser avec le monde vivant. »

Hors série de Socialter « Renouer avec le Vivant« 

Où est notre humanité ?

Aujourd’hui lorsqu’on parle de transition, c’est toujours associé à la notion de crise écologique, sociale et économique. Moi, je suis convaincue que c’est plutôt une crise de l’Humain.

Donc, pour moi, la transition passe par le fait de se reconnecter à notre humanité. Il ne s’agit pas seulement de questions d’ordre matériel, mais de notre relation au vivant. C’est la vraie crise dont je pense qu’on ne parle pas assez.

Il y a ce mot qui heureusement résonne de plus en plus : résilience. Et il donne de l’espoir.

Coopérer

Je suis profondément convaincue que nous ne savons pas vers quoi nous allons malheureusement. Et donc la transition, ça va être en tant qu’Humain de coopérer et de nous entraider pour affronter cette incertitude que nous réserve le futur. Nous passons d’un système extrêmement déterministe, dans lequel nos parents connaissaient à l’avance le parcours de vie qui les attendait dès leur premier job, à une instabilité totale. Ceci explique que nous recevions tant de gens qui sont en questionnement profond sur la préparation d’un avenir, mais lequel ?

Il ne s’agit plus de passer d’un point A à un point B, toute la vie n’est qu’une transition perpétuelle, du fait des évènements extérieurs comme des parcours professionnels. La transition, c’est donc la révision de notre humanité et je suis convaincue que cela passe par des lieux de transition et des communautés, car nous aurons besoin les uns des autres. Je ne vois pas d’autres façons de s’en sortir.

Des chemins multiples

Chez Fertîles, nous ne donnons pas de recette de l’engagement. Il y a tant de façons de s’engager ! C’est un parcours personnel que de trouver l’engagement qui vous paraisse le plus utile, qui corresponde à votre sensibilité, à vos compétences et qui soit conciliable avec votre vie. Ce chemin est personnel. Ce que nous faisons, c’est de nourrir chaque militant dans sa réflexion afin qu’il trouve ce pour quoi il veut agir et ce qui le rendra heureux.

On entend beaucoup parler du burn-out militant et nous ne voulons absolument pas contribuer à ça. Sans compter qu’on n’essaime pas à partir de personnes épuisées et malheureuses, on crée du rêve et du désir avec du militantisme heureux. C’est une question de récit. La réussite du récit capitaliste a été de faire rêver le plus grand nombre. C’est l’American dream, fondé sur la consommation. La société a plongé dans ce rêve.

Un récit à concevoir

Aujourd’hui dans la transition, la dimension du récit est donc extrêmement importante. Au-delà du réel de l’action, il y a une dimension narrative qui enchante le choix de société. Et, pour produire un récit qui fait rêver, il faut que la joie soit partagée et que chacun puisse en témoigner. Notre vingtaine d’intervenant.e.s, venus tant du militantisme que de l’entreprise, présente des chemins d’engagement multiples. Et donc ensuite, chacun choisit ou forge le sien.

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Quid de l’urbain et du vivant ?

Fertîle en ville - Hortus focus
Luxuriance fertile
©Isabelle Vauconsant

Renouer les liens, élargir le principe de communauté

Le constat que l’on peut faire après ces mois de confinement, c’est que tous les urbains – de plus en plus nombreux sur la planète – recherchent un contact avec le vivant. C’est un appel très fort.

La question est de savoir si les bientôt 10 milliards d’individus sur terre peuvent se passer des métropoles et des mégalopoles. Je n’en suis pas convaincue. Les emplois, les infrastructures, la vie de tellement de personnes en dépendent…

J’aime plutôt parler de multipolarités et c’est là que les communautés jouent véritablement un rôle important. Aujourd’hui, je suis installée à Paris, mais je suis connectée à une dizaine de communautés partout en France auprès desquelles je peux aller me ressourcer et qui peuvent, inversement, trouver un point d’ancrage chez moi. Bénéficier de connexions et de formes de solidarités, c’est fondamental.

Renouveler les modes de vie

Les villes sont là et ne vont pas disparaitre. Je regrette que le pouvoir politique ait choisi d’opposer et de polariser deux France, celle des grandes villes et celle des « Gilets jaunes ». Il me semble que notre avenir commun peut nous rassembler.
Je crois qu’il est intéressant de se pencher sur les villages moyens. Les villes entre 10 et 20 000 habitants représentent une échelle très intéressante pour une vie à dimension humaine. Il y a de plus en plus d’initiatives dans ce sens un peu partout en France pour revivifier les centres-ville. Des citoyens ouvrent des épiceries solidaires ou des commerces multifonctions, des artisans se réinstallent et des permaculteurs cultivent des petites parcelles.

L’Agriculture urbaine, un moyen plus qu’une fin

Qu’il s’agisse de Joseph Chauffrey ou Karen Yvan à Rouen, de Julien Lermytte à Périgueux ou de Pascal Hardy à Paris, tous ces agriculteurs urbains partagent une conviction avec Armonia. L’agriculture urbaine peut être un complément de production de circuit court, mais c’est aussi et surtout la reconstruction d’un lien entre les urbains et le vivant.

C’est par la pratique, la compréhension des mécanismes du vivant et la saveur que les néophytes se laissent séduire. Et on a envie de prendre soin de ce qu’on connaît et qu’on aime. C’est également l’occasion de reprendre confiance dans ce qu’on mange et de retrouver de l’autonomie dans ses choix alimentaires lorsqu’on fait ses courses. En effet, ces agriculteurs urbains ne se contentent pas de faire découvrir la culture maraîchère, ils permettent aux urbains d’en apprécier les utilisations culinaires.
Ces agriculteurs de petites surfaces ne se pensent pas en concurrence avec les agriculteurs des zones rurales et les paysans chargés de nourrir le pays, mais dans un rôle complémentaire, voire un rôle de passeurs.

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Quelle serait ta conviction en matière d’alimentation ?

Fertîle et l'agriculture
©annie spratt - unsplash

Marine Calmet, avocate spécialisée dans les droits de la nature, rejoint la position d’Armonia sur cette nécessaire évolution des institutions dans son livre « Devenir Gardiens de la Nature » et dans ses engagements.

Elle a d’ailleurs créé une école en ligne – Wildlegal – dont l’objectif est de donner à des juristes les outils dont ils ont besoin pour défendre les droits de la nature devant les États, leurs institutions, et devant les entreprises et leurs lobbies.

Une solidarité consommateurs/producteurs

Moi, mon rêve est celui d’une AMAP au niveau des villes. Je m’explique. Le fonctionnement de l’AMAP repose sur l’engagement d’un collectif d’habitants.

Imaginez la même chose à l’échelle d’une ville.

Par exemple

La métropole parisienne s’engagerait auprès des producteurs de la première ceinture maraichère à racheter la totalité de la production de ces territoires.
Cela alimenterait les cantines scolaires et permettrait une vraie résilience. On pourrait aussi fournir des épiceries solidaires mises en place avec un partenariat ville/épiciers. Cela contribuerait à stabiliser la relation entre la ville et la campagne, mais aussi à remettre à la bonne place la fonction agricole.
Je me dis toujours que si les agriculteurs pouvaient mettre en mouvement leur immense pouvoir collectif – parce que tout de même ils nous font manger – ils ne seraient pas si maltraités.

Aujourd’hui les agriculteurs c’est 500 €/mois de revenus en moyenne, pas de congés, des suicides et des dettes pour une production soumise aux marchés internationaux. Cette situation est intenable. Il s’agit donc de rétablir l’équilibre entre des urbains qui ne savent pas produire leur nourriture et des paysans qui pourraient produire mieux.

Rural ≠ Agriculture

Il ne faut toutefois pas réduire les zones rurales à l’agriculture.
Ces zones et les villes moyennes qui les structurent vont devenir attractives. Les jeunes citoyens, en plein questionnement et encore assez libres de leurs mouvements, peuvent décider de s’y installer. Mais lorsqu’ils arriveront, ils auront besoin non seulement de produits alimentaires locaux, mais aussi de bars associatifs, de centres culturels et d’écoles … Les zones rurales n’ont pas comme unique objet de nourrir la ville, elles sont en elles-mêmes des lieux de vie avec lesquels on peut faire rêver.

Tous les mouvements de néoruraux et de néopaysans réinventent les uns un mode de vie, les autres une autre façon d’être producteurs. On n’est pas dans le rêve du retour à la campagne des années 70. Il y a un désir de terre et de reconnexion au vivant, mais pas seulement, l’imagination est au travail pour créer de nouvelles façons d’habiter et d’interagir. Les néopaysans sont formés et démarrent en permaculture, en biodynamie, en agroforesterie. Ce récit-là a déjà pris. C’est super !

Se construire un avenir

Je regrette que politiques publiques n’aident pas suffisamment tous les projets qui naissent sur de microparcelles. Ce devrait être une priorité pourtant et ce sera donc un grand combat de la décennie à venir. Je ne crois pas que ce soit avec la PAC qu’on puisse y arriver.

Il y a beaucoup d’initiatives qui ont démarré dont nous, Fertîles, et nous sommes là pour permettre à des citoyens de passer du je sais que ça ne va pas à j’agis.

Mettre les institutions à contribution

Pour moi, l’engagement est aussi plus politique, au sens de la chose publique, car il est question du cadre institutionnel.
C’est formidable et indispensable de pousser d’en bas, mais il y a aussi ce travail de changement profond sur le plan institutionnel depuis l’Union européenne en redescendant vers nos gouvernements nationaux, puis les régions et les municipalités.

Nous devons aiguillonner, voire brusquer les institutions, c’est un rôle citoyen. Car, au-delà de la prise de conscience un peu timide des enjeux, les institutions doivent accompagner la transition vers une résilience qui nous permette de construire un avenir commun.
L’urgence est telle qu’il est nécessaire d’agir à tous les niveaux et dans toutes les directions.

Stagiaires - Fertîle
Ferme Le Bouchot ©Fertîles

Des expériences paysannes

Il se mène en France des expériences diverses en matière d’agriculture en lien avec le vivant. Outre la permaculture, à Avignon, des chercheurs et des agriculteurs sont à la recherche d’un modèle agricole viable tant pour la planète que pour les humains qui s’en occupent. À la ferme de la Durette, on s’essaie à une coopération, à l’agroforesterie et à des choix bien pensés de variétés. L’objectif est de rémunérer les producteurs, de leur permettre de prendre des vacances et d’avoir une vie. C’est aussi de produire des aliments bio et savoureux, vendus en circuit court.

Dans les Landes, Yoann Lang se lance dans une aventure pharaonique de création d’une forêt comestible, la Forêt de Higas, sur 7 hectares de prairies. Des écolieux multiplient les pratiques et les modèles à la recherche de celui qui rassemble le plus de qualités, mais aussi qui correspond au désir de ses initiateurs. Et des citoyens engagés, comme Simon Bridonneau travaillent avec des agriculteurs à la réintroduction de semences paysannes.

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Que pensez-vous des choix de Jonathan Attias et de son épouse, Linda ?

îles Lofoten
©Everste

Ils ont basculé !

Jonathan et Linda sont passés à la Bascule et nous nous sommes rencontrés. Ils ont tout quitté pour construire leur maison dans les bois et vivre de ce qu’ils produisent avec leurs deux petites filles.

Pour moi, ils représentent vraiment le vecteur de bascule. Quand je vois ce qu’ils font aujourd’hui, je ne porte pas de jugement de valeur, mais je constate qu’ils proposent un autre modèle. Leurs photos me font rêver. Pour autant est-ce ce que je veux ça pour moi ? Non. Ça ne me correspond pas. Je constate trop souvent dans ce milieu des initiatives de transition un regard critique et négatif. Chaque fois qu’une initiative nouvelle apparaît, on entend « votre modèle n’est pas duplicable » ou « pas assez ceci ou trop cela », il y a toujours des, mais…

Or les enjeux sont tellement graves qu’il faut absolument laisser les imaginations s’exprimer à travers des initiatives très diverses. Et si ce n’est pas ta conviction ou ton désir, invente autre chose ! La multiplicité des formes et des expériences est la garantie de nos libertés et donc d’un avenir riche.

Découvrez l'expérience de Jonathan et Linda

Au service du collectif

Jonathan et Linda le font pour eux et pour quelques centaines d’autres qui ont choisi de vivre en pleine nature sans le dire parce qu’ils ont peur de sortir et de se faire expulser.
Je partage leur engagement dans la lutte contre l’institution comme une grande partie des personnes qui se lancent dans ce genre d’aventure. Et s’ils représentent un vrai danger pour le système, ils sont une chance pour la nature.

Ce que j’aime chez eux, c’est qu’ils ont la rage sans la haine et c’est ce dont nous avons besoin dans la transition. Et c’est ce dont il témoigne dans son livre « La désobéissance fertile » en affirmant qu’il y a des enjeux plus grands et des causes plus importantes que celles que les lois protègent.

Chez Fertîles, je dis aux participants :

Ressortez d’ici heureux, alignés, équipés des bons outils, de la légitimité et du réseau. La rage, trouvez-la en vous. Agissez dans la joie et la rage ! Pour moi, c’est vraiment important.

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Qui s’inscrit à Fertîles ?

Luxuriance fertile

Trois catégories de personnes sont intéressées

Nous avons toujours 20 % d’étudiants en césure.

Parmi les restants, il y en a la moitié qui ont deux à trois ans d’expérience professionnelle. On retrouve souvent ce discours : nous avons fini nos études, nous avons suivi la suite logique de nos études et trois ans après, on s’est dit, ah, il y a quelque chose qui bugge. Je me remets en question, je prends un temps dans ma vie.

Et la troisième catégorie est composée de ceux qui ont déjà travaillé dix ans. Ils ont une longue expérience derrière eux et prennent une pause pour recommencer.

Dans tous les cas, ce sont toujours des personnes très sensibles à la situation écologique, mais aussi à l’injustice tant économique que sociale. Nous intervenons, chez Fertîles, lorsqu’ils ont déjà bien réfléchi, que l’action les taraude, mais qu’ils ne savent pas comment commencer.

Un projet ?

Avoir un projet n’est pas un prérequis pour participer. Bien sûr, certains viennent avec leur projet. La grande mouvance est « créer mon propre écolieu » et « vivre en habitat partagé ». Ce qui les motive, c’est de parvenir à une vie plus autonome, plus sobre et plus solidaire. Et lorsqu’ils repartent, ils témoignent des changements qui se sont opérés en eux. Ils ont un réseau bienveillant et soutenant pour se lancer dans un projet comme pour en découvrir qui existent déjà. Nous constatons qu’après Fertîles, ils ne se lâchent pas.

Martin Durigneux fait le même constat qu’Armonia à l’Institut des Transitions de Lyon. Lorsque les stagiaires quittent la formation, ils restent en lien et solidaires les uns des autres.

Biophilie : terme formé à partir de la racine grecque « bio » (la vie) et du suffixe -phile (« qui aime »). La biophilie est donc le fait d’aimer le vivant. (déf. wikipedia)

Écolieu : espace de travail partagé et collaboratif, d’un lieu intermédiaire de rencontres et d’échanges informels, d’un espace de sociabilité mis en œuvre par un collectif, au service d’un territoire. (Déf. du mouvement Colibris)

AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) : volonté de groupes de consommateurs et de producteurs qui poursuivent ensemble les mêmes objectifs : préserver l’existence et la continuité des fermes de proximité dans une logique d’agriculture durable, socialement équitable et écologiquement saine, de permettre à des consommateurs d’acheter à un prix juste des produits d’alimentation de qualité, en étant informés de leur origine.

Pour cela un contrat les lie : ils s’engagent à acheter la totalité de la production de l’année, qu’elle soit abondante ou rare. Ainsi, le producteur est garantit et le consommateur solidaire.

Burn-out militant : On retrouve cette notion développée dans le livre de Laure Nouahlat « Comment rester écolo sans devenir dépressif…« . Elle évoque ce découragement devant l’ampleur de la tâche, mais aussi dans l’absence de plaisir qu’on arrive à y trouver. Elle interpelle les psychologues et leur crie que nombre d’écolos sont dépressifs et qu’il va falloir apprendre à les aider à retrouver leur énergie pour agir !

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