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Appel à témoignages. Sécheresse, canicule, quelles plantes ont résisté chez vous ?

Quelle que soit votre région, quelle que soit la nature de votre sol, quels sont les arbres, quelles sont les plantes vivaces qui ont résisté chez vous ? Quels végétaux ont supporté, sans trop souffrir, la sécheresse et la canicule ? Existe t-il des plantes qui ont survécu sans aucun arrosage ? Nous aimerions connaître vos expériences, vos observations. Merci de bien vouloir nous écrire dans la partie « Commentaires » du site.

Dans mon jardin des Hauts-de-Seine

Isabelle Morand - Hortus FocusL’albizia n’a jamais donné autant de pompons plumeux, les escargots et les limaces, sans doute morts de soif ou d’insolation, ont foutu la paix à presque tous les hostas. Pour le reste : les hydrangéas ‘Annabelle’ ont fait des petites boules de fleurs ridicules, les fleurs de Hydrangea quercifolia ont viré au cuivre dès juillet et les feuilles du Viburnum opulus ‘Roseum’ se sont ratatinées. Les géraniums ‘Rozanne’ n’ont pas été aussi florifères que d’habitude. Le thalictrum s’est mis en mode « je m’économise », deux fois moins haut et florifère que d’habitude. L’aster ‘Vasterival’ a tiré sa révérence.

Les bambous souffrent avec des chaumes totalement secs de ci-de-là. Les deux aubépines, en revanche, dont l’une plantée au printemps et arrosée juste à la plantation, s’en tirent sans aucun dommage. Les graminées, elles, sont superbes. Calamagrostis et Miscanthus ‘Zebrinus’ ont bien poussé et ont bien fleuri.  Arrosé trois fois en quatre mois, le jardin de 150 m2 s’en est plutôt bien sorti, tout seul, grâce à des plantations très serrées. Pour le moment, pas énormément de dégâts, je ne crie pas victoire. Je pense ne pas être à l’abri de mauvaises surprises au printemps prochain…

Dans le jardin de Jean-Yves Gella (Allier)

Jean-Yves Gella - Isabelle morand
©Isabelle Morand

Pendant trois mois, je n’ai pas touché à mon jardin, situé à 5 minutes de Vichy, en raison des fortes chaleurs et de l’absence d’eau. Je vais faire bientôt l’inventaire de ce qui a résisté ou pas, notamment sur le talus où vivaient des pruniers sauvages et où j’ai installé des nouvelles plantes en tenant compte des changements climatiques et de la nécessité d’adapter les plantations à ces nouvelles conditions. Tout ce qui a été planté cette année, et même l’année précédente, a particulièrement souffert, les végétaux n’étaient pas suffisamment enracinés.

 

 

En revanche, pour toutes mes graminées plantées serrées, en masse avec d’autres végétaux, et même sans eau, il n’y a pas eu de problème. Ces plantes ont réussi à capter le peu d’humidité de la nuit, on n’est pas très loin de l’Allier et il y a toujours un petit peu d’humidité. En revanche, on a perdu un saule pleureur vieux de 45 ans. On pouvait passer la main entre l’écorce et le tronc. Il était planté au-dessus du puit dont le niveau est beaucoup descendu. Les racines se sont trouvées privées d’eau. Il est mort en trois mois. Les sapins ont beaucoup souffert aussi, surtout ceux qui n’ont pas de racines profondes. 

Dans le jardin de Catherine Delhom (Val de Loire)

aquarelle de Catherine Delhom
©Aquarelle de Catherine Delhom

Le Val de Loire a été sec, très sec encore cet été. Mon jardin (1000 m2 environ) est en limite de vignes dans l’argile à silex. Mes rêves de plantes pour sol acide et frais se sont envolés. La haie de troènes , 60 m de long, sèche et moche chaque été, a déjà été remplacée par un mur en pierres garni de rosiers). Aucun regret. 

Adieu hortensias, hydrangeas, sauf Hydrangea quercifolia qui a été sous perfusion, fleurs brûlées malgré un parasol le jour où il a fait 42°, mais ses feuilles vont bien et rougissent comme si rien ne s’était passé. Adieu Callicarpa, arbre aux anémones (Calicanthus floridus), corète à fleurs simples (Kerria japonica), de 20 ans pourtant. L’arbre aux faisans (Leycesteria formosa) est mort l’été dernier, comme la viorne de chine ‘Lanarth’ (Viburnum plicatum). Les belles graminées souffreteuses seront replantées en fin d’hiver. A part le Miscanthus sinensis ‘Morning Light’, elles ne se plaisent pas ici. Au jardin d’ombre, les hellébores… Leur feuillage sec a pendouillé avant de se réhydrater spectaculairement à la première pluie d’orage, comme à l’été 2018.

Les Malus vont très bien, comme les Sedum et les rosiers qui ne remontent pas mais ont survécu avec quelques taches noires que je ne traite pas. Les arbres vont bien  : érable sucrier (Acer saccharum), saule tortueux (Salix mastudana ‘Tortuosa’), prunus, fruitiers, le lilas comme la vieille glycine. Je n’ai plus de conifères, qui ont été destabilisés par les tempêtes de vent successives. 

Au jardin de gravier, face à l’est et sans arrosage , tout le monde est en forme. Pour l’été prochain  je vais multiplier les aromatiques, les lavandes, Stipa, Sempervivum, Sedum, Iris germanica (mes chouchous), les gros asters qui ont bien tenu et ailleurs pailler, pailler, ce que je n’avais pas fait cette année.

Dans le jardin de Patrick Laforêt (Loiret) 

Patrick Laforêt - le Jardinoscope
©Isabelle Morand

Sécheresse et canicules 2019, une bombe à retardement ! Juillet, août et la première quinzaine de septembre ont été chauds-brûlants et archi secs. Les mesures de restrictions d’arrosage imposées ont fait des dégâts dont certains irréversibles ont été immédiatement visibles. Mais d’autres plantes gardent sans doute des séquelles de ces stress thermiques et hydriques et nous n’en verrons les effets qu’à partir du printemps prochain.

Chez moi, je ne m’étendrai pas sur ”la pelouse à le triste mine”. Mon magnolia de Loebner (Magnolia loebneri) a perdu ses feuilles grillées pour le deuxième été consécutif et s’épuise à refaire des feuilles aux portes de l’automne ! Un rosier installé depuis plusieurs années est mort. Les dahlias n’ont atteint que lesdeux tiers de leur développement habituel, des clématites n’ont pas fleuri, d’autres sont mortes, les feuilles d’un Viburnum ont été brûlées. Avec des amis jardiniers, nous nous interrogeons sur les nouvelles pratiques à adopter en plus des binages, paillages, récupération d’eau de pluie et sur les choix futurs des plantes qui devront résister aux épisodes très chauds et secs que le changement climatique nous prédit mais qui dans certaines régions devront aussi résister en hiver aux excès d’eau et au gel. Les idées et expériences de tous sont à l’évidence bonnes à partager…. »

PS : Avec l’Association « Les Jardingues » nous sommes en train de réunir un petit groupe de travail pour réfléchir et réunir des éléments en vue de proposer une conférence aux adhérents sur les nouveaux comportements et les nouvelles pratiques que les jardiniers devront adopter face aux étés extrêmement chauds et secs…. A suivre ! Vous pouvez suivre Patrick Laforêt sur son blog Le Jardinoscope.

À vous de nous raconter votre jardin, de nous faire part de vos observations. Merci d’avance !

"Lien

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