Quelles plantes marcotter et comment ?

plantes à marcotter
Nyphotoboy

Marcotter, c’est une façon plutôt simple de multiplier les plantes, surtout quand on débute au jardin. Mais toutes les plantes ne se marcottent pas et il existe plusieurs techniques…

Le principe du marcottage

Il s’agit de multiplier une plante par développement de racines sur une partie aérienne de la plante. On est ainsi sûr et certain d’obtenir un ou des clones de la plante mère (sauf dans le cas des plantes à feuillage panaché qui réservent parfois de mauvaises surprises).

Marcottage par couchage

Au printemps, amenez vers la terre une tige bien souple. Débarrassez-la de ces feuilles. Vous pouvez inciser ou non la partie de la tige qui sera dans le sol. Vous pouvez ou non tremper cette partie incisée dans de l’hormone de bouturage.

Creusez une minitranchée de 5 à 7 cm de profondeur. Faites tenir la marcotte avec une pierre ou mieux avec des épingles à cheveux ou une sardine qu’on utilise pour faire tenir les tentes de camping qui la tiendront bien ancrée à la terre.

 

Marcotte
©Pearson scott foresman

Relevez l’extrémité de la tige et accrochez-la à un petit tuteur. Arrosez, puis gardez humide (mais pas détrempée).

Il est également possible de marcotter une tige dans un pot en procédant de la même façon qu’expliquée ci-dessus (ça marche très bien avec les clématites et la vigne).

Quand la tige aura émis des racines, vous pourrez sevrer la marcotte, c’est-à-dire séparer la plante fille de la plante mère. Comptez une bonne année ou deux avant de sevrer.

Plantes concernées : rosiers aux tiges très souples, glycine, chèvrefeuille, hydrangéa grimpant, jasmin, bignone, céanothe, viorne, mimosa, plumbago, bougainvillée, rhododendron, daphné, cognassier du Japon, spirée, seringat.

Marcottage en serpenteau

Marcotter ainsi signifie plaquer plusieurs fois la tige sur la terre pour obtenir plusieurs marcottes sur le même pied.

Plantes concernées : bignone, akébie, aristoloche, glycine, mûrier, osmanthe, houx…

Marcottage

Marcottage en butte

À adopter pour les plantes qui émettent facilement des rejets (fruitiers et porte-greffe). En hiver, rabattez la plante mère à une dizaine de cm. Le printemps voit se former de nouveaux rameaux. Quand ils atteignent 10 cm environ, formez une butte – avec un mélange de sable et de terre – autour des rameaux. Attendez une année pour sevrer et replanter.

640px-Marcottage_butte

Marcottage aérien

Repérez une branche. Incisez-la dans le sens de la longueur sur 5 cm. Passez sur l’incision de l’hormone de bouturage. Prenez un sachet plastique (ou une feuille d’aluminium, mais c’est moins pratique), attachez-le bien quelques centimètres en dessous de l’incision. Ajoutez de la mousse à maintenir humide en permanence. Entourez-la avec le sachet. Refermez le sachet quelques centimètres au-dessus de l’incision.

Plantes concernées : lilas, érable, aralia, figuier, laurier-rose, hamamélis, hibiscus, philodendron, dracaena…

quelles plantes marcotter
Marcottage aérien sur croton ©Isabelle Morand

En faisant une incision, le flux de sève est en partie interrompu. Il se forme alors un « bouchon » qui amène une concentration de substance de croissance et encourage la formation de racines.

Le plastique permet de voir (impossible avec l’alu évidemment) le développement des racines et de prévoir le sevrage.

Marcottage… naturel

Génial pour les jardiniers flemmards ! Certaines plantes se chargent elles-mêmes du marcottage en produisant des stolons qui s’enracinent tout seuls et qu’il suffit de sevrer quand vous voyez un bourgeon. Un grand merci donc aux fraisiers, framboisiers et aux cyprès de Leyland, aux petites pervenches dont les branches basses s’enracinent toutes seules.

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